TI LES COMPAGNIES DE COLONISATION
et assurera aussi la subsistance de leurs esclaves, qui sans cela deviendraient peut-être fugitifs et marrons !.
Toul cela était très bien: Ta royauté ne s'en contentait pas el prenait des mesures minulicuses pour procurer aux colons, je n'ose pas dire de bonnes lois, mais des Lois appropriées à leurs besoins, de bons règlements, une justice, je n'ose pas davantage dire bonne, mais relativement facile et expéditive, enfin Fassistance dans leurs entreprises de culture, d'industrie, de commerce, el pour assurer à li Compagnie la protec- Lion de ses droits et le respect de ses privilèges,
Les lois éluient celles de Ta métropole; e'étut, dans presque loules les colonies, [a coutume de Paris. Mais bien des modifications y étaient chaque jour apportées, soit par les conseils supérieurs, dont les arrèts en forme de réglement — ces arrêts qui sont aujourd'hui interdits à nos magistrats — arrivaient à constituer une Tégislation nouvelle, soit par des dispositions spéclales des autorités de la colonie à qui le roi avait conféré le droit de Iégiférer 2,
1 Voir notamment les deux lettres des ministres du roi, du
26 décembre 1703 et du 20 août 1756.
2,4 Sa Majesté n'avant pu prévoir loutes les difficultés qui
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