‹ Les compagnies du papeguayChapitre 6 sur 16 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Rôle de la Compagnie dans les cérémonies publiques. — Relation de la fête qu'elle donna, le 5 novembre 1744, pour la convalescence du roi.

omme la plupart des associations civiles frf^Vfâfc ou militaires, qui se constituèrent en $rm^iff/7^ corporation sous l'ancien régime , la yj£5?r&Z compagnie du Papeguay de Caen formait une confrérie, qui avait des cérémonies spéciales, soit pour l'enterrement de chacun de ses membres, soit pour les processions ou différentes fêtes religieuses de l'année. Nous en trouvons la preuve dans l'article 26 de ses statuts, rédigés en 1687.

« Et d'autant, dit cet article , que les Patentes 1 de nos Rois concernant les privilèges desd.

« Papeguais ont esté longtemps adherées (sic) < faute de les avoir mis dans un coffre en lieu « d'asseurance, il en sera fait un des deniers pro- « venans de lad. Compagnie , dans lequel seront « mis lesd. Lettres patentes et autres papiers « concernants les Privilèges et affaires d'icelle « Compagnie, et auquel sera mis deux serrures « différentes ; dont le Capitaine ou officierez, commandant aura une clef et l'autre clef de- « meurera aux mains dudit Receveur-Controlleur, « lequel offre sera mis en dépost aux mains des ■ R. P. Cordeliers de cette dite Ville , où est « érigée la Confrérie de lad. compagnie sous le « titre des glorieux SS. Louis et Sebastien, afin « que par leurs intercessions Dieu bénisse les « armes de Louis le Grand Nostre Invincible « Monarque présentement régnant et le maince tienne en sa parfaite santé... Pourquoi sont « incitez lesd. Arquebusiers d'estre tous de lad. « Confrairie... »

Tant qu'il ne s'agissait, comme le demandait le précédent article , que d'adresser des prières au ciel pour le roi, la famille royale, ou les hauts personnages de la ville, on trouvait aisément des gens de bonne volonté ; mais, lorsqu'il fallait rendre à ses frais les bouquets ou le pain béni du ier dimanche de mai , les adhésions devenaient si

rares qu'on dut prendre, le 4 mai 1733, un arrêté dont nous empruntons les conclusions au Registre des délibérations de la Compagnie (1). A cette date, la Compagnie décide en effet « qu'à t l'avenir les bouquets seront fait faire par le s Receveur en charge aux frais de ladite Compa- « gnie , et les petits pains au nombre de 24, du « poids d'une livre chaque et amandes , seront « faits, ainsi que le grand pain béni du i" di- « manche de mai, qui sera de i5 douzaines, et « les deux chanteaux de chacun 4 livres , par « Nicolas Feray et Pierre-Louis Levillain, pour le « rendre au ier jour de mai de l'année prochaine, « et pour l'avenir sera pris 2 autres arquebu- « siers par ancienneté de leur rang et ainsi de « suite. »

Point n'était besoin de recourir à cette sorte de roulement, pour désigner les membres de la Confrérie qui devaient assister à une procession. Chacun s'y rendait avec entrain , comme nous l'indique ce passage du Journal d'un Bourgeois de Caen : « Aujourd'hui dimanche, 27 juin 1706, on a fait la cérémonie des reliques de Saint-Pie, pape et martyr, envoyées par notre Saint-Père le Pape à la confrérie de Saint-Sébastien, en l'église

(1) Archives du Calvados.

Saint-Pierre de Caen. On les avait déposées dans l'église de la Mission, dans une caisse enrichie et bien dorée... Sur les quatre heures après-midi, le clergé de Saint-Pierre , en très-bel ordre, fut les prendre dans ladite église de la Mission, ayant à leur tête la compagnie du Papeguay, bien leste et ornée, avec quatre tambours, deux hautbois et un trompette , et vinrent en très-bel ordre par la Belle-Croix. »

Le même zèle se retrouvait encore dans toutes les cérémonies publiques. S'agissait-il d'un feu de joie pour célébrer une victoire, la Compagnie du Papeguay, comme aux Te Deum et feu de joie du 20 juillet 1673 pour la prise de Maestricht (Archives municipales de Caen), prenait les armes et faisait une décharge dans le brasier qu'on allumait. S'agissait-il du passage d'un souverain, de l'entrée dans la ville d'un grand personnage, de la naissance d'un dauphin, du mariage d'un prince, de la convalescence du roi, vite les membres de la Compagnie du Papeguay endossaient leur uniforme écarlate à boutons d'argent, se coiffaient du chapeau bordé d'argent et orné d'une cocarde blanche (1), mettaient l'épée au côté et allaient

(1) Relation de la fête donnée à Caen, le 5 mai 1744, par la Compagnie des Arquebusiers, p. 6.

prendre rang dans la rue , à la porte de leur capitaine.

En 1729, à l'occasion de la naissance de Louis, Dauphin, l'auteur d'une Relation des différentes /estes données par les corps et communautés de la ville de Caen (1), nous raconte dans les termes suivants la part que prit la Compagnie aux réjouissances publiques : « Le dimanche neuf oc- '( tobre, la Compagnie des Papegués, honorée « depuis un long temps par nos Roys de très- « beaux privilèges, se joignit aux acclamations « publiques. Cette Compagnie, qui a l'honneur « d'avoir à sa tête M. de Coigny, gouverneur des « ville et château de Caen, s'assembla au nombre « d'environ quatre cents à la porte de M. de Gou- « pillière, son capitaine, et de là alla en armes « en l'église des Cordeliers, où se rendirent à la « prière de ce corps M. le major et M. de Jumilly, « lieutenant général. Le Te Deum fut chanté par « les religieux, et, cette cérémonie finie, la Com- « pagnie, au bruit des trompettes, des tambours, « des hautbois et des fifres, se rendit sur la place « Royalle, une des plus spacieuses et des plus « régulières du royaume, où le feu fut mis à un « grand buscher, autour duquel ces Messieurs

(1) Imprimé de 12 pages in-12, s. 1. n. d.

« firent en grand nombre des décharges de leurs « armes, auxquelles le canon du château respon- « dit. Ensuite le capitaine de cette compagnie, « et le sieur Sorel, lieutenant, illuminèrent leurs « maisons, ainsi que plusieurs autres, pendant a lequel temps ils soupèrent avec les plus distin- (( gués du corps , et burent à la santé du Roy, <s de la Reine et de Monseigneur le Dauphin. »

Dans cette cérémonie, la Compagnie du Papeguay n'avait joué qu'un rôle secondaire. Mais nous allons bientôt la voir prendre l'initiative d'une fête, dont elle fit tous les frais. Louis XV venait d'entrer en convalescence après une maladie que l'on crut mortelle. C'était en 1744, dans cette année où le jeune Roi jouit d'une courte popularité pour avoir ramené un instant en Flandre, par sa présence, la fortune qui avait déserté nos armées. La guérison fut accueillie à Paris et dans les provinces par de vives manifestations d'allégresses.

Il y eut même à Caen, à cette occasion, une sorte de rivalité , de concurrence d'enthousiasme officiel, entre l'Université, la municipalité et les différents corps de la ville : feux de joie , illuminations, pièces d'artifice, inscriptions latines et françaises, harangues , distributions de pain et de viande aux pauvres, fontaines de vin coulant

toute la nuit sous les fenêtres de l'hôtel de ville et de l'Intendance.

La Compagnie du Papeguay, plus heureuse que l'Université de Caen, — dont l'enthousiasme dut attendre pour se manifester la fin des vacances, — put témoigner son zèle dès le 5 novembre i 744. A cette date , elle organisa une fête dont la relation nous a été conservée par une lettre, adressée de Caen le 12 décembre 1744 et imprimée, la même année, chez Jean Poisson.

« Lorsque le ciel, dit l'auteur de cette relation, « eut rendu à nos vœux notre auguste Monarque, « Monsieur de Goupillière, directeur des Mon- « noyés, assembla la Compagnie des arquebusiers « dont il est capitaine, afin de délibérer sur la « manière dont ils marqueroient leur amour et « leur fidélité pour la personne sacrée du Roi « dans la conjoncture la plus intéressante où la u France se soit trouvée depuis' longtemps. On y « arrêta qu'après avoir rendu à Dieu des actions « de grâces solennelles du bienfait qu'il venoit « d'accorder à ce royaume , on tireroit un feu « d'artifice. Il se présenta un puissant obstacle, « qui fut levé sur le champ , c'étoit la disette « d'argent et de bons artificiers. Nous nous en « servirons nous-mêmes, dirent-ils d'une voix « unanime ; dès lors ils formèrent le dessein de

« sacrifier le temps qu'ils auroient pu employer « pour l'utilité de leur famille , à travailler pour « montrer leur zèle envers sa Majesté. L'adresse « est l'esprit de la Compagnie, et notre amour « pour le Roi nous inspirera. En effet, ils ont été « les auteurs et les acteurs de la fête. Aussitôt « cette résolution prise, toute la Compagnie, et « M. de Goupillière le premier, travaillèrent avec « une ardeur incroyable pour la faire réussir, o Pendant plus de quinze jours consécutifs , les « tambours dès le matin avertissaient chacun de « reprendre l'ouvrage , ce qui était exécuté sur a le champ. Les uns composaient l'artifice, les « autres construisaient des baraques qui occu- « paient tout le grand côté du boulevard; ceux-ci « élevoient l'édifice qui devoit servir au feu ; « ceux-là travaillaient à sa décoration. »

Après ces efforts communs, sorte de système coopératif appliqué aux réjouissances publiques avant même que le mot ne fût inventé, la Compagnie commença la fête le 5 novembre par un Te Deum aux Cordeliers et un feu de joie sur la place St-Pierre.

« Comme le temps étoit peu favorable pour « l'artifice et l'illumination , continue l'auteur de « la lettre, elle se contenta de ce qu'elle venoit « de faire et entra dans les baraques dont je vous

« ai parlé, où elle trouva la table servie avec bien « de la délicatesse et de bons vins. MM. de Vilv lette et de Canchi honorèrent la Compagnie de « leur présence pendant le repas. L'appartement « étoit fort bien éclairé ; il étoit doublé de tapisce séries et couvert de voiles de vaisseaux, avec « un pavillon à chaque bout et au milieu. <; On chanta les deux chansons ci-après, la pre- « mière dès l'entrée de table , et l'autre vers le « dessert. 0

Voici quelques couplets du vaudeville servi comme entrée au commencement du repas :

Du fatal ciseau de la Parque, Le Très-Haut, sensible à nos vœux, Et pour nous rendre tous heureux, A préservé notre Monarque.

Ça, que notre arc, notre arbalète, Notre arquebuse et nos oiseaux, En faveur de notre héros Se signalent dans cette fête.

Nous savons bien mieux que les Muses Eterniser les grands Sujets :

Nos chalumeaux sont des goblets Et nos lyres des arquebuses.

Sans le secours de l'Hypocrêne, Inspirés par de gros flacons , Nous sommes autant d'Apollons , Qui chantons à perte d'haleine.

A défaut d'autre qualité , ces vers avaient eu jusque-là le mérite d'être de circonstance. Mais le poète-arquebusier manqua tout à fait d'opportunité lorsqu'il s'écria :

I.eciel, à nos desseins propice, Semble favoriser nos jeux ; Chantons, chantons à qui mieux mieux , Au départ de notre artifice.

Rien ne partit au contraire ; pas la moindre fusée! Car il pleuvait, il pleuvait toujours! On dut se contenter de chanter et boire dans les baraques du boulevard.

« Vous jugés bien , Monsieur, poursuit en effet « l'auteur de la lettre , qu'un chorus de plus de « 5oo personnes et de plusieurs instrumens, joint « au bruit de l'artillerie qu'on avait placée sur le « boulevard , et aux décharges réitérées de la « mousqueterie , pour célébrer la santé du Roi, a qui fut réitérée grand nombre de fois, faisoit a un effet peu commun. On ponvoit se promener

« autour de la table , ce qui y attiroit un grand « concours de monde. Tout le boulevard étoit « éclairé par des pots à feu et des lanternes pla- « cées artistement entre les arbres. Le repas dura « toute la nuit.

« Le 6 au matin, le temps, de fâcheux qu'il « était la veille , devint serain et très-favorable « aux plaisirs réservés. On profita de ce beau jour « pour perfectionner les décorations de l'édifice « destiné au feu. 11 étoit construit dans la place « où l'on tire les oiseaux de l'arc et de l'arba- « lète. Sa hauteur étoit d'environ 5o pieds ; il « avoit deux étages et trois faces ; celle du milieu « regardoit la Porte-Neuve , la droite le boule- « vard et la gauche la terrasse des R. P. Jésuites. « Chaque face avoit deux grands portiques...

« On voyoit entre les portiques des trophées de « fusils, de carquois, d'arc, d'arbalètes, d'oi- « seaux et de tout ce qui sert aux jeux de la « Compagnie. Ce premier étage était terminé par « une galerie avec sa corniche, surmontée de pi- « ramides dans les angles et de vases dans les « intervalles... Il y avoit au second étage beau- « coup de symboles et de trophées tous différens « de ceux qui étoient au premier. Je n'entre « point dans le détail des festons, des guirlandes, « des frises, des pilastres , des colonnes, des mé-

« daillons, etc. Cela me conduiroit à un livre. Je « vous dirai en deux mots que ce trigone étoit « un beau et rare morceau d'architecture par- « faitement orné. L'arbre qui sert à tirer les « Oiseaux de l'arc et de l'arbalète étoit à trente « pas du trigone. On avoit placé à sa cime un « oiseau d'une grandeur démesurée, qu'on avoit « rempli d'une quantité prodigieuse d'artifice de « toute espèce.

« La nuit étant venue , le Boulevard fut illu- « miné comme le jour précédent, et la Compa- > gnie s'y rangea sous les armes à quatre de « hauteur, tambours battants et drapeau déployé. « On fit plusieurs décharges d'artillerie pour « avertir les spectateurs , parmi lesquels étoient « beaucoup d'étrangers... On commença par tirer <s un très-grand nombre de fusées volantes... « Tout le monde s'appliquoit à les admirer « lorsqu'un certain signal ayant été donné, le « feu d'artifice se trouva allumé en un instant. « Chaque pièce réussit à souhait. Il y eut en- « tre'autres un Vive le Roi en lances de feu et « un soleil qui firent des prodiges , ainsi que des « Croix de Malte, des volcans, des cascades, des « roues, des boè'tes, des gerbes, etc.. De temps « en temps on faisoit partir des dragons qui fei- « gnoient d'aller allumer l'Oiseau; il en vint un

« enfin à qui l'honneur étoit réservé. L'Oiseau « prit feu et effraya par le bruit qu'il fit tous « ceux qui n'étoient pas prévenus. La Prairie, qui « est à l'occident de cette ville, et sur le bord de « laquelle le feu d'artifice étoit construit, étoit « pour lors inondée par les pluies continuelles « qui avoient extrêmement enflé la rivière d'Orne ; « en sorte que le miroir des eaux présentoit un » double spectacle qui partageoit l'attention et s l'admiration des assistans , qui témoignèrent « leur satisfaction par des cris de joie et des ap- « plaudissemens réitérés.

« M" les Arquebusiers les remercièrent par « trois coups de canon, après quoi ils rentrèrent « dans leurs baraques, où il y eut un concert, « après lequel on servit un repas en maigre qui « dura jusqu'à dix heures du matin , ainsi que la « symphonie. Alors la Compagnie vint conduire « Mr le Capitaine à son hôtel et retourna sur le « boulevard mettre les armes en faisseaux, avec a une garde suffisante. Cela signifiait que la fête « n'étoit pas encore finie. Elle ne l'étoit pas en « effet ; car les deux jours suivants se passèrent « avec joie... »

On devine aisément de quelle joie l'auteur de la lettre entend parler. D'après lui, en effet, les arquebusiers de la Compagnie du Papeguay seraient

restés, du 5 au 12 novembre, sous la tente « pour « célébrer la Santé du Roi. » Or, que faire sous une tente, en Basse-Normandie, à moins que l'on n'y sable un bon coup de ce cidre , dont la réputation était si grande, même du temps de Rabelais (1), que celui-ci nous montre Gargantua faisant le voyage de Normandie et allant « droit « en Auge pour cause qu'il avoit ouy parler des « citres du dit pays où il beut la valeur de mille « cinq sens ponsons. »

Nous n'oserions affirmer que les membres de la Compagnie du Papeguav de Caen aient égalé, en cette circonstance, le héros rabelaisien; mais il nous semble résulter du témoignage de l'auteur de la relation, qu'ils ne durent pas être inférieurs aux buveurs de bière des compagnies de tir du nord de la France et même des Flandres (2). Car,

(1) Rabelais parle aussi du papeguay dans son livre de Gargantua. « II enfonçait l'arc , dit-il dans le chap. 23, bandoyt es « reins les fortes arbalestes , visoit de l'arquebeuze à l'œil , '1 affeustoyt le canon, tyroyt à la butte, au papegay, du bas « en mont , d'amont en val , devant , de cousté , en arrière , « comme les Parihes. »

(2) L'importance des Confréries de l'Arc, de l'Arbalète et de l'Arquebuse, dans les anciennes provinces de la Belgique et de la Hollande , est attestée par les traces qu'elles ont laissées dans l'art flamand. Peintres, statuaires, graveurs et bijoutiers ont per-

à cette date de 1744. la décadence des corporations militaires du papeguay se faisait déjà sentir en France et à l'étranger. Aux exercices sérieux, sortes de tournois de la bourgeoisie où se for-

pétué ce souvenir des gildes, ou confréries des gardes civiques, par des oeuvres nombreuses qui ornent encore aujourd'hui des collections publiques ou particulières. Parmi les peintres, nous citerons Barthélémy van der Helst avec le Banquet de la Garde civique; Franz Hais, avec le Banquet des officiers des arquebusiers deSt-Georges ( 1616 ) ; Rembrandt, avec la Ronde de nuit. David Teniers répéta plusieurs fois le même sujet. Un de ses tableaux les plus célèbres : les Arquebusiers d'Anvers , qu'il peignit pour la Confrérie de l'Arbalète, est conservé à St-Pétersbourg dans la Galerie de l'Ermitage ; un autre, la Fête du tir au papegeai , figure dans la Galerie du Belvédère à Vienne (Autriche). Cette toile représente , d'après Christian de Mechel , la fête qui se célébrait annuellement à Bruxelles, sur la place des Sablons. L'artiste nous donne ici l'aspect de la fête à laquelle assista, en i652, l'archiduc Léopold Guillaume , gouverneur général des Pays-Bas ; il a choisi le moment où le prince, placé sur une estrade, reçoit une arbalète des députés de la compagnie des tireurs. L'archiduc est accompagné d'un magnifique cortège, dont les figurants sont presque tous des portraits. — Les trésors des Gildes renferment des coupes (vidercomes) ciselées par les plus grands artistes, notamment celle de Haarlem (1604) et la coupe de la municipalité de Veere, donnée à la ville par Maximilien de Bourgogne en 1 55 1 . (Renseignements tirés de la Galette des Beaux-Arts. Voir particulièrement, dam le n° du itr décembre 1873, le 3e article de L. Clément de Ris, intitulé: Galerie du Belvédère à Vienne).

maient autrefois de bons soldats, avaient succédé depuis longtemps des concours moins utiles qui ne servaient, en quelque sorte, que de préface aux banquets, aux bals et aux réunions de plaisir dont ils étaient suivis.

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