‹ Les complications de la RougeoleChapitre 8 sur 32 · LfU'iifujlte morbilleuse ulcéreuse · texte numérisé non relu

LfU'iifujlte morbilleuse ulcéreuse

Les lésions de cette laryngite ont été décrites par Coyne, à qui nous empruntons ce qui suit :

Les ulcérations sont variables d'aspect, plus ou moins étendues, quekjuefois généralisées, ovalaires ou serpigineuses ; on les trouve en général à la partie postérieure du larynx, ou particulièrement de la corde vocale inférieure, et le long de la muqueuse qui recouvre les cartilages aryténoïdes. Elles sont plus ou moins profondes. Superficielles ou érosives, elles se voient sur le bord libre de la corde vocale inférieure ; elles sont alors sans limites nettes. Elles sont au contraire à bords nets, arrondies ou ovalaires en même temps que plus profondes, à la base du cartilage arytéroïde et au niveau de la muqueuse qui recouvre la lame pos-

térieure du cartilai^e cricoïde : le cartilage peut même être mis à nu au fond de l'ulcération.

Leur pathoscénie serait différente dans les deux cas. Les érosions de la corde vocale inférieure seraient provoquées par la simple infiltration, mais excessive, des leucocytes, dans le tissu inextensible de la fibromuqueuse. Les autres, an contraire, auraient une origine glandulaire : elles proviendraient de la suppuration des t^landes de la muqueuse aiyténoïdienne ; les glandes en g-rappe sont immédiatement appliquées par leur base sur le périchondre, et la formation des abcès glandulaires [leut amener Tinfliammation de cette membrane et une nécrose des cartilages sous-jacents.

A ces lésions cartilagineuses de propagation, Coyne ajoute : l'infiltration leucocytique des muscles laryngés, la myosite interstitielle, et l'atrophie granulograisseuse des faisceaux musculaires.

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