‹ Les Complications des Névrectomies chez le ChevalChapitre 14 sur 26 · LUS RS · texte numérisé non relu

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l'inflammation septique et suppurative qui le gêne à déjà installé ses Iésions au point de devenir ineureble. « Le « mal à couvé sourdement, séigneusement caché, pour- « suivant sa dévastation lentement, sans mot dire et ne « se trahissant que lorsque son étendue est devenue con- « sidérable ». Sd

Les phénomènes se déroulent tout autrement quant le pied jouit de sa pleine sensibilité. La moindre perturbation dans la boîte cornée déclanche bien vit? une claudication qui attire immédiatement l'attention. Le cri d'alarme est jeté, et la douleur est là : « le signe indi- « cateur univoque de l'opportunité de l'intervention du «e praticien » ; dès lors il nous suffira dé rappeler que ans les données expérimentalts nous avons noté sur Îles chevaux névrotomisés, une moins grande résistince aux microorganismes et l’on conçoit d'emblée Ia gravité de tout traumatisme, même banal, se produisant à la suite de névrectomie. Telle brûlure, telle piqûre du m'réchal, telle -intervention secondaire pratiquée sur le pi:d sans les soins traditionnels d’asepsie, qui laisseraint sans aucun doute le cheval sain indifférent, vont prendre iei une importance exagérée. À tout propos comme à tout moment Pinflammation apparaît. Quinze jours, un mois, une année après. l'opération, alors que la plaie opératoire S’était parfaitement cicatrisée, que l2 chéval, remis au travail, paraissait avoir repris toute sa liberté d'allur:, les troubles s’extériorisent : 16 cheval boîte, Fon daigne alors Pexaminer de près, la corne s’est Gjà détachée, un pus sanieux filtre par Ia fissure, Ac? stade le mal prooresse vite, le décollement s’accen‘ue.

M, le professtur Cadéac, observant n éthodiquem nt [1

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marche des phénomènes, à pu noter sur un cheval de son

service. les formidables lés‘ons suivantes : « La fourchette

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semblait avoir subie un mouvement de recul, elle se montrait tuméfiés, déformée, la lacune médiane n’était plus qu'une fente donnant un liquide fétide désorganisant les couches inférieures. Les lacunes latérales très profondes suintaient également, et l'apparence du recul de la fourchette provenait de ce qu’elle n’était plus partiellement éngrainée avec la sole. Par ce recul de la fourchette, un espace de plus de 5 centimètres séparait les talons des glomes. La boîte cornée proprement dite offrait un évasement considérable de la partie supérieure longeant le bourrelet. En résumé le décolle-: ment du saboi est petit à petit devenu général. Les feuillets kéraphylleux eux-mêmes avaient disparus sur la plus grande partie du contour interne de la muraille,” et tout particulièrement aux points correspondants au bord inférieur de la troisième phalange, où se trouvait une matière pultacée, mélange de produits purulents et nécrosés. » Or toutes ces complications sont surve:

nues près d’un an et demi après que le sujet eût été névrotomisé.

Magnin prétend, à juste titre nous semble-t-il, qu'il

n'a jamais observé sur les chevaux névrotomisés restés

sous sa surveillance de ces accidents formidables, Signalés comme conséquence de Ja névrectomie haute et double.

Lorsque les accidents, écrit-il, se produisent longtemps après la névrofomie, je suis tout disposé à admettre qu'ils ne sont pas sous la dépendance exclusive de Ja suppression de l’influx. FH y à autre chose, et cette autre

chose on ne la recherche pas toujours. » C’est ainsi

qu’il nous rapporte le cas d’une jument d’artillerie qui, névrotomisée pour ostéite phalangienne un 28 octobre, fut parée trop à fond par le maréchal. Il prescrivit un pansement aseptique avec plaque. Le 5 juillet, Panimal feinte légèrement du membre malade, et le paturon est le siège d'un engorgement diffus. Le 6 la boîterie s’accuse, le 16 l& sujet doit être abattu pour décollement complet du sabot. | |

Cette terminaison fâcheuse ne peut évidemment pas être imputée à la névrotomie, puisque la franchise du maréchal permet ici -d’en incriminer la vraie cause.

Qu'allons-nous conclure de ces faits ? sinon que la chute du sabot doit être exceptionnelle, $i l’on a soin de respecter les règles rigoureuses de l’asepsie, de surveiller avec discernement les sujets névrotomisés. Les plus petites pratiques auront leur importance. Il faudra veiller à la propreté des pieds, se rendre compte journellement si la boîte cornée n’a subi aucune perturbation, S'il n°y a pas de bleime, à chaque ferrure s’il n’y à eu piqûre ou brûlure, en un mot ne jamais oublier que l’animal est devenu incapable de nous avertir en temps utile d’une gène quelconque. dans sa locomotion.

Nous ajouterons d'ailleurs qu'aujourd'hui nous sommes déjà loin de l’époque où le professeur Lafosse, de Toulouse, déclarait qu'il avait toujours vu la névrotomie haute et double suivie des pires cataclysmes. Les eXongulations deviennent vraiment une rareté, d’après une courte relation d’un cas clinique observé, sur un baudet, sur lequel fut pratiquée la névrotomie haute et double comme traitement de la fourbure, et dont les deux sabots antérieurs furent l’objet d’un décollement total, M. le profes-

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seur Cadéac semble avoir tendance à faire de la chute du sabot l'apanage de la névrotomie plantaire complète, « Je ne l’ai jamais observée, dit-il, chez les chevaux « affectés de formes ou de maladie naviculaire qu’à la « suite de névrotomie haute et double ».

Nous continuerons à défendre notre première idée, qui est celle des précurseurs et qui fait de la chute des sabots un accident surajouté, une contingence, Nous laisserons de côté également le soi-disant rôle dévastateur des percussicns plus violentes sur le sol du pied insensibilisé, entraînant l’écrasement des tissus sous-jacents à la corne, leur désengrènement, nous rangeant à l’avis de H. Bouley qui prétend avec raison qu'une percussion plus violente de la part d’une extrémité provoquerait une irrégularité dans l'allure, ce qui n’est nullement observé.

DES RAMOLISSEMENTS ET RUP- TURES DU TENDON PERFO- RANT. -- DES FRACTURES COM- MINUTIVES DU PETIT SÉSA- MOÏDE ET DE LA TROISIÈME PHALANGE.

C’est à Alfort que, pour la première fois, l’on eut l’occasion de constater une rupture du tendon perforant après névrotomie. Depuis, différents auteurs ont pu en publier de nombreuses observations. Ces ruptures des tendons fléchisseurs sont particulièrement à redouter aux membres postérieurs, organe de propulsion. Sont-elles le résultat de troubles d'innervation ou plus simplement la conséquence des lésions déjà existantes ?

Pour Burgi, ces deux explications sont valables ; pour J. Wester, c'est à tort que l’on fait intervenir des troubles de nutrition. Les ruptures tendineuses sont l'apanage de la podotrochilite, Wester va jusqu'à affirmer que les accidents consécutifs aux névrotomies doivent trouver leur

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