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Friedlander et Krauss émettent l’idée que les éléments qui dégénèrent sont ceux là seuls qui dans le nerf envisagé dans son intégrité se rendent aux corpuscules de Meissner et Paccini « parce qu’il y a création d’une solution de continuité entre leur terminaison et le bout central ». Ils prétendent en outre que « certaines fibres « du nerf ont leurs noyaux véritables à la périphérie ». Il parait plus rationnel de reconnaitre que cette dégénéréscence incriminée est de nature inconnue, l’expérience n'ayant rien démontré de probant.
Pour ce qui est des cellules des ganglions rachidiens, elles sont presque toujours intactes. Quant aux racines antérieures Ou postérieures, elles sont diminuées de. volume.
La moëlle enfin est lésée. C’est ce qui explique les troubles locomoteurs que nous avons signalés, troubles qui peuvent aller jusqu’à l’incoordination comme à pu lobe server M. le professeur Cadéac : « Nous avons vu ün « cheval dont le membre névrotomisé, soulevé convulsi- « vement à chaque pas venait toucher ou croiser le genou « du membre Opposé. »
On a signalé en médecine humaine une névrite chirurgicale. Les névrites sont dues à « une cause locale », et l'infection peut s’installer à la faveur d’un traumatisme ouvert où fermé, ou encore à la faveur d’une inflammation avoisinante, Mais les chirurgiens font remarquer que les névrites sont le plus souvent le résultat d’une plaie nerveuse ouverte et que les névrites traumatiques, chirurgicales, sont très rares après une intervention aseptique. Ces renseignements renforcent ce qui a pu être observé chez le cheval. |
TROUBLES TROPHIQUES
Ils ont été en médecine humaine l’objet de travaux nombreux. Des lésions du cerveau, de la moelle, des nerfs
périphériques, en un mot de toutes les parties du système
nerveux, sont capables de les produire. Aussi nous semble-til difficile au cours de leur étude de ne les envisager que strictement au point de vue des complications des sections nerveuses. La névrite elle-même n'est-elle pas
susceptible, nous l’avons vu, d’être considérée comme une
conséquence de la névrotomie ? IIS sont très variables dans leurs manifestations, pouvant sièger au niveau de tous les Ussus constituant les membres : os, peau, articulations, tissu cellulaire sous-jacent, phanères. L’on observera enfin des troubles vaso-moteurs et secrétoires. Ce sont des troubles de nutrition.
Lésions osseuses
A la suite des névrectomies et au cours des névrites, les os peuvent être le siège d’altérations aussi profondes que fréquentes. Il peut y avoir de la raréfaction, Goubeaux, a publié un cas de chorée chez le chien, dans lequel le