‹ Les Complications des Névrectomies chez le ChevalChapitre 21 sur 26 · AT 4 | EN · texte numérisé non relu

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squelette d'un membre pesait cinquante-huit grammes, a'crs que celui du membre sain était de deux cent trois grammes. L'on sait, d'autre part, que dans la paralysie infantile il y à atrophie « de tous les systèmes de ia région atteinte », donc des os. La longueur des rayons osseux peut elle-même varier, elle se raccourcit en même temps que le diamètre transversal diminue.

Chez l’homme, on à pu observer à la suite de contusions du plexus brachial des atrophies des phalanges « celles-ci deviennent noueuses au niveau des articula- « tions, les doigts s’effilant en forme de cierge, ou affec- « tant l’apparence d’un coin. » Un mal perforant plantaire avec raréfaction osseuse a été signalé par Ogle et . Blum, après section du médian.'Pollosson, Jaboulay, relatent la disparition de la première phalange du gros orteil déterminée par compression nerveuse à la suite du port de sabots trop étroits.

A cûôté de cette atrophie l’on constate des hypertrophies : hypertrophies des os du corps, du radius, du eubitus dans la paralysie infantile. Vulpian et Schiff, par section nerveuse, chtiennent soit de l'hypertrophie, soit de l’atrophie. Schitf signa'e une fois l'hyperirophie de la machoire après section du nerf dentaire supérieur.

Par tous ces exemples lon peut remarquer qu'à vrai dire les lésions des os sont plutôt liées aux sections nerv. uses qu'aux névrites. Les sections nerveuses ont également unà mfluence fâcheuse sur les fractures. Ce fait, nié par Ollier, à été ms en évidence par Bougle, et ce dernier, expérimentant, ne produit cependant la fracture que six semaines après la névrotomie. Toutefois, à ce propos il importe de faire certaines réserves. L'on n’a pas été, en

effet, Sans remarquer que chez les personnes âgées, aliénées, les consolidations sont plus faciles à obtenir que chez les personnes âgées saines. *

Les atrophies osseuses portent surtout sur les os anciens du squelette, et aiors que la moelle devient dif: fluente, que l'os se raréfie el se (trouve ainsi plus disposé à se fracturer, les tissus parostaux périphériques au contraire ont tendance à végéter, se laissant plus facilement envahir par le tissu osseux.

Pour ce qui touche plus Spécialement les lésions 0sseuses après névrectomie chez le cheval, M. le professeur Cadéac à montré « que les altérations atrophiques consistent essentiellement dans un ramolissement du tissu osseux qui s'’effrite, s’émiette avec la plus grande facilité, les vaisseaux s’y raréfient, et Fos se laisse entamer par le bistouri, il présente une teinte jaunâtre. » Il arrive alors à une conclusion fort intéressante qui fut l’objet de nombreuses discussions. La névroitomie « tend généralement, «quand ses effets sont rendus durables par une grande « extirpation de nerf, à produire un double résultat « atrophique au centre, hypertrophique à la périphérie « par ossification des tissus environnants, d’où la dispa- « rition des formes cartilagineuses ne peut guère résul- « ter de la névrectomie ».

En 1881, Nocard publie dans le Bulletin de la Société Centrale que les formes diminuent par la névrotomie. « Je « ne cherch> pas dit-il, à expliquer les faits par la sup- « pression des nerfs trophiques de la région, Je me borne « à les constater. » Vtt

Dès 1830 pourtant, Villate, Renaud, avaient signalé l'augmentation de volume des formes. Pour Cadéac et

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Peuch, les affirmations de Nocard sont basées sur trop peu d'observations cliniques, et ne prouvent rien sinon l'irrégular:té des troubles dystrophiques consécutifs à la névrectomie. Ils ont pu eux-mêmes suivre trois Chevaux névrectomisés pour formes cartilagineuses, et trouver à l’autopsie « des cartilages complémentaires convertis en. « stalactites ésseuses, considérablement hypertrophiées, « apparaissant comme de véritables tumeurs. » IS cherchent alors à interpréter ces phénomènes, ils nient l’influence de nerfs trophiques, prétextant que des recherches expérimentales, ont « démontré l'absence de nerfs « trophiques spéciaux. » Mais n’admet-0n pas aujourd'hui qu'il y à deux voies sympathiques ? L'une, la plus anciennement connue, chemine dans les gaines périvasculaires, l’autre emprunte le trajet des gros troncs nerveux.

Chez l’homme, dit Tinel, il semble qu'à la racine du membre « les voies sympathiques soient de beaucoup les « pius riches, et qu'aux extrémités, au contraire, elles « alent tendance à se rassembler dans les troncs ner- « veux. » Pourquoi en serait-il autrement chez le cheval ? et dès lors pourquoi ne pas laisser une certaine part aux troub'es trophiques dans l’étiologie de l'augmentation de volume les formes ? |

Les troub'es vaso-moteurs invoqués par Cadéac et Peuch, sont certes difficiles à négliger. Ils sont pour ainsi dre eoistants, tendant à gorger le tissu conjonctif pericarbilagineux et péri-osseux, et la clinique comme l’expérimentation parlent en faveur de cette constatation : au cours de fractures de la colonne vertébrale, de polyomyélite infanti'e, ce genre d’œdème peut apparaître à peine

quelques heures après l'installation des lésions médullaires,

et l'on sait d'autre part que, dans les membres frappés d’hémiplégie, l’œdème se limite exactement au côté atteint. Le professeur Cadéac à pu maintes fois constater ces « infiltrations des tissus sous-cutanés à la suite de « plaies et de contusions portant sur les nerfs périphé- « riques. » Enfin si expérimentalement on ligature la veine cave inférieure, il n'y a pas production d'épanchement sous-cutané. Mais si d’un côté l’on sectionne le sciatique, l'épanchement se produit et seulement du côté de la névrotomie.

Dor à voulu voir dans l’hypertrophie des formes une origine infectieuse, se basant sur l'apparence madréporique des cartilages. Cette opinion ne parait pas vraisemblable. Les exostoses infectieuses produites par des irritations toxiques, chimiques, se présentent bien sous la forme d’éponges, de madrépores, mais par contre les résultats expérimentaux, les analogies avec les troubies observés chez l’homme, à qui nous avons fait si souvent appel, ne sont-ils pas là pour rejeter l’idée d’une étiologie infectieuse ? Nous Signalerons encore comme lésion osseuse chez le cheval névrotomisé : la nécrose de la troisième phalange. Toutes les affections anciennes de la paroi ou de la sole : bleimes, seimes, clous de rue, favorisent cette complication, mais elle est alors l’œuvre des germes infectieux.

M. le professeur Cadéac à pu observer longuement un sujet de gros trait, à qui il pratiqua la névrotomie plantaire unilatérale. Un mois après l'opération, 11 constata un suintement au niveau du bourrelet avec décollemert du sabot et nécrose de l’os du pied, qui présente les lésions ‘déjà décrites : raréfaction des vaisseaux, teinte jaunâtre,

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