DENTS
cé à cette époque à ressentir une fatigabilité assez grande dans son travail. Mais il ne maigrit pas, mange toujours de bon appétit et continue ses occupations jusqu’au mois de mars. À ce moment son asthénie est telle qu’il est obligé de les interrompre. Il éprouve même une certaine difficulté à marcher. En même temps son teint devient blanc-jaunâtre et il perd l’appétit. À cette même époque le malade est obligé de subir une avulsion dentaire qui entraîne une abondante hémorragie.
Devant ces différents symptômes on est conduit à pratiquer un examen hématologique. La numération globulaire montre : globules rouges, 3.600.000 ; globules blancs, 24.900. La formule leucocytaire est la suivante : polynucléaires neutrophiles, 9 % ; myélocytes, 19 % ; lymphocytes, 15 % ; moyens mononucléaires, 16 % ; grands mononucléaires, 8 % ; formes de passage, 19 %,.
Le médecin traitant porte alors le diagnostic de leucémie myéloïde et fait instituer un traitement radiothérapique. Deux séances de traitement ont lieu au début de mai avec irradiation de la rate et des os longs. Mais, dès la première séance apparaissent des gingivorragies qui persistent en même temps qu’on constate du purpura et des hémorragies sous-conjonctivales. Enfin les troubles de la marche se sont nettement accrus. Le malade éprouve, dès qu’il veut se lever, une sensation de dérobement des jambes, il titube et n’a pas de vertiges. Il n’a pas d’autres troubles viscéraux, pas de température. Ne voyant pas d'amélioration dans son état, il se décide à se faire hospitaliser.
Dans ses antécédents il n’y a rien à signaler en dehors d’un éthylisme notable. Il nie toute spécificité, et d’ailleurs son B.-W. est négatif dans le sang.
A l’examen on se trouve en présence d’un malade très anémié. On constate ,en le découvrant, de nombreuses ecchymoses disséminées sur tout le corps et prédominantes aux membres inférieurs. On note une hémorra-