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Enfin, signalons que le début peut se faire par des troubles sphinctériens, comme dans l’observation de Romulo Rummo. Le début se fit par l'apparition d’une rétention vésicale complète.
Nous allons maintenant envisager les différents symptômes que l’on peut observer à la période d'état.
Ce sont les troubles moteurs qui dominent la scène. Le malade se présente avec une paraplégie qui réalise soit le type de paraplégie flasque, soit celui de paraplégie flasco-spasmodique. Mais dans aucune des observations que nous étudiées, nous n’avons trouvé mention de phénomènes de contracture et les membres sont toujours décrits en état d’impotence complète avec hypotonie musculaire, tous les mouvements actifs sont impossibles. Par contre, les mouvements passifs se font sans aucune résistance et les membres soulevés retombent inertes sur le plan du lit.
C'est l’état des réflexes tendineux qui différencie les deux types ; ils peuvent être, en effet, soit complètement abolis, soit plus ou moins exagérés. Il existe généralement, même lorsque les réflexes sont abolis un signe de Babinski bilatéral. Les réflexes cutanés abdominaux et crémastériens sont, par contre, généralement abolis.
Les troubles de la sensibilité présentent plus de variétés ; dans certains cas comme chez notre malade ces troubles sont absents ; mais, le plus souvent, il existe une anesthésie aux différents modes avec abolition des sensibilités tactile, douloureuse et thermique. L’anesthésie présente une limite supérieure nette. Dans certains cas, comme celui de Cornil D. et J. OI-
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mer et Alliez, les troubles de la sensibilité peuvent prendre le type syringomyélique, avec dissociation thermo-analgésique de la sensibilité, qui ne saurait surprendre, en raison de la cavité myélomalacique qui existait dans ce cas. Enfin on peut observer, comme dans le cas de P.-E. Weil, Bertrand et Coste, des troubles portant uniquement sur la sensibilité profonde, sans troubles de la sensibilité superficielle, mais ces troubles de la sensibilité profonde sont en rapport avec les lésions associées de scléroses combinées.
Les troubles sphinctériens réalisent le plus souvent des accidents de rétention, avec rétention d’urine complète, nécessitant des cathétérismes et constipation opiniâtre. Ce n’est que tardivement qu’on peut voir l’incontinence succéder à la rétention.
Les troubles trophiques sont toujours précoces, et l’on voit s’installer très rapidement des escarres sacrées et fessières qui s'étendent et se creusent avec une rapidité extrême.
Habituellement les troubles moteurs et sensitifs sont localisés aux membres inférieurs et au tronc, avec une limite supérieure variable ; on n’observe aucun trouble à l’examen neurologique des membres supérieurs, de la face, de l’appareil oculaire.
Le liquide céphalo-rachidien n’a été examiné que dans de rares cas. Il ne semble pas qu’il ait, en général, de caractères particuliers, et ses modifications entrent dans les constatations que l’on fait habituellement au cours des compressions de la moelle. Nous n’avons pas relevé d’observation de blocage du li-