TRAITEMENT CURATIF
Avant d’aborder cette partie de notre travail, résumons notre point de vue :
Il est des méningites curables, ce sont les méningites aseptiques et peut-être quelques cas de méningites septiques mais tardives, nos observations en font foi ;
Il est enfin des méningites incurables, ce sont les méningites septiques précoces et encore de trop nombreuses méningites septiques tardives.
Pour les premières, les différentes thérapeutiques ont enregistré de nombreux succès, pour les autres, quel que soit la méthode utilisée, on a eu malheu-
reusement que de trop fréquents échecs.
|. — Méthodes chirurgicales.
C’est à Horsley, en 1890, que revient la paternité de la première intervention pour un cas de méningite post-traumatique. Il préconisa, à cette époque,
la laminectomie lombaire avec incision du sac mé-
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ningé pour drainer le canal rachidien. Il fut suivi, du reste, par quelques chirurgiens (Barth, Schlesinger, Hill) mais ce fut une erreur de croire que l'on pouvait drainer les méninges comme on draine un péritoine : en effet. rapidement, par suite du processus inflammatoire, les méninges se cloisonnent et le drainage lombaire reste sans effet, sinon celui d'augmenter la gravité de l'affection par une opèration déjà grave en elle-mème.
Poirier, en 1901, pour remédier à l'insuffisance de la technique d'Horslev, ne eraignit pas de faire une véritable hémicraniectomie par voie parieto-temporale bilatérale : une fois le volet osseux relevé, il incisait la dure-mère et refermait sur drains de caoutchouc. La même année, il rapportait un eas de guérison pour une méningite à staphylocoques, eependant, encore une fois, il s'agissait d’un cas de méningite mal définie et pour lequel ce fut une opéèration mutilante et grave. Kummel, en 1904, suivant la même technique, signalait un cas de guérison pour une méningite à streptocoques. Nous ne retiendrons pas ces méthodes qui sont déjà d’une autre époque et dont l'action thérapeutique n'est pas certaine ; nous l'avons dit à notre chapitre sur l'étude elinique, le manque de definition, d'individualisation du syndrome meéninge, le manque aussi de précision sur sa nature, ont peut-être permis des espoirs injustifiès pour des traitements agissant vraisemblablement sur des syndromes de compression qu'ils avaient la possibilité de guérir. Nous devons cependant reconnaître
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à leurs auteurs le mérite d’avoir tenté quelque chose à une époque où, le diagnostic étant posé, on laissait mourir le malade.
L’échec, la gravité de la trépanation bi-temporale amenérent Raincy et Alfort, en 1923, à reprendre la voie lombaire comme voie de drainage ; ils firent une laminectomie de L3 et L4 suivie d’un drainage méningé continu ; ils obtinrent quelques rares succés pour les mêmes raisons qu’'Horsley ; la critique qu’on peut leur faire est aussi la même, on ne draine pas des méninges qui s’y prêtent mal par les adhé-
rences qu’elles forment.
Beaucoup plus intéressante est la technique de Dandy qui, en 1924, décrivit un drainage sous-occipital de la grande Citerne. Celle-ci communique avec le 4° ventricule par le trou de Magendie, pour laborder, Dandy faisait une trépanation de 25 mm. de diamètre intéressant le rebord postérieur du trou occipital, il incisait les méninges, et laissait de 4 à 7 jours un petit drain dans l’incision méningée. Cette technique est la seule chirurgicale qui puisse encore prétendre à un effet thérapeutique : en effet, c’est à elle que nous devons la plupart des publications des succès opératoires en présence de complications méningées de traumatismes craniens, succès, d’autant plus nets, que selon Dandy lui-même, il s’agit de méningites à staphylocoques ou à streptocoques, car le pus en est plus fluide et par suite le drainage plus effectif.
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Enfin, plus récemment, MM. Dambrin, dans la thèse de Bourrel (Toulouse 1934) ont tenté une nouvelle thérapeutique par ponction ventriculaire et spinale, instituant à la fois un drainage mécanique et sérothérapique. Par ce procédé ils ont publié quelques
succès.