PATHOGÉNIE
La question de la pathogénie, que nous allons exposer ci-après, dépasse nettement le cadre de l’encépkalo-myélite de la rougeole; elle intéresse au même titre les encéphalites des maladies éruptives et même les encéphalites non suppurées en général. C’est pourquoi, d'ailleurs, une grande partie des arguments est fournie par l’encéphalite vaccinale, où la clinique réalise des conditions véritablement expérimentales: grand nombre des inoculations, mesure exacte du temps d’incubation, possibilité de la reproduire chez l'animal, etc.- D'autre part, la récente épidémie d’encéphalite léthargique a permis de préciser la physiologie pathologique de certaines portions de l’encéphale, éclairant du même coup la pathologie générale des encéphalites infectieuses d'autre origine.
Cette question a d’ailleurs fait, depuis toujours, l’objet des préoccupations de l’Ecole de Nancy. MM. Corniz et KISSEL ont consacré, il y a quelques années, des études approfondies aux complications nerveuses de la varicelle. Plus récemment encore
(1935), MM. HAMEL, LALANNE et CHAVAROT rapportaient à la Société de Médecine de Nancy une observation d’encéphalite grippale.
Cependant, malgré le nombre des travaux se rapportant à ces questions, la pathogénie en reste encore discutée et nous ne pourrons mieux faire que d’exposer les différentes théories qui ont pris corps successivement à ce sujet.