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très étendus. Quelle est leur paroi en rapport direct avec l'orbite ? Leur forme cubique permet de leur distinguer six parois présentant des rapports dont l'importance est essentiellement variable de l’une à l’autre.
On peut distinguer :
1° Une paroi antérieure ou naso-ethmoïdale ; nasale dans sa partie interne, qui présente l’ostium, elle est ethmoïdale dans sa portion externe. A la suite de ces deux portions : nasale et ethmoïdale, se trouve le récessus sphénoïdal ;
2° Une paroi inférieure s’articulant sur la ligne médiane avec le bord supérieur du vomer. Elle forme sur les côtés la partie postérieure de la paroi supérieure des fosses nasales ;
3° Une paroi postérieure répondant au sinus transverse et continuant la gouttière basilaire de l’occipital ;
4° Une paroi interne commune aux deux sinus et les séparant ; parfois médiane, elle s'incurve souvent en haut et en dehors, réduisant alors les dimensions d’un des sinus au profit de l’autre, au point parfois de le transformer en une cavité minuscule, tandis que l’autre s'agrandit inversement, occupant presque toute la cavité creusée dans le corps du sphénoïde. SIEUR et JAcog ont montré que dans ces conditions (non exceptionnelles) le grand sinus affecte des rapports très importants, entrant en contact avec tous les organes voisins, en particulier avec les deux sinus caverneux et les deux nerfs optiques ; ce fait explique pourquoi, au cours d’une sinusite spénoïdale unilatérale, gauche par exemple, on peut observer des complications oculo -orbitaires bilatérales ou mème parfois unilatérales droites ;
5° Une paroi supérieure qui répond en avant à deux
gouttières antéo-postérieures : les gouttières olfactives, en arrière, à la selle turcique, laquelle loge la grande pituilaine entourée par le sinus coronaire, et sur laquelle repose le chiasma. Le chiasma n'a done avec les sinus que des rapports asse éloignés, de sorte qu'au cours d’une sinusite sphénoïdale, l'apparition d’une double névrite optique doit être plutôt attribuée à une altération des deux nerfs optiques, qu'à une lésion chiasmatique ;
6° Une paroi externe où ophtalmologique (FurRETr) en contact avec la plupart des organes de l'orbite, le nerf optique en particulier. On peut la diviser en deux parties : a) une postérieure ou cranienne en rapport avec le pédicule vasculo-nerveux de l'orbite ; b) une partie antérieure ou orbitaire qui contribue non seulement à former le sommet de la pyramide orbitaire, mais dans les deux tiers des cas, la partie postérieure de la paroi intérieure de l'orbite.
La portion cranienne loge la gouttière du sinus caverneux ; SIEUR et Jacos la nomment pour cela: paroi caverneuse.
I y a des rapports intimes entre le sinus sphénoïdal et les organes contenus dans le sinus caverneux, vers le 1/3 postérieur nous trouvons de haut en bas: le moteur oculaire commun (HE paire), le pathétique (IV° paire), l’ophialmique (V° paire). A l'origine du canal optique, la paroi osseuse du sinus est tellement mince que souvent, au niveau d'une déhiscence, la muqueuse sinusale n'est séparée du nerf optique que par le mince périoste.