‹ Les complications septiques des corps étrangers de l'œsophageChapitre 8 sur 15 · A ESS · texte numérisé non relu

A ESS

le espace rétro- pharyngien, en bas elle. continue dans

le tissu conjonctif lâche du médiastin. ;

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Se thoracique. - — D’ ’après ses rapports avec se Late les différents viscères, il « est possible d’ admettre trois : | portions. à ce segment de l’œsophage :

Ta première répond à la trachée,

La seconde est surtout en rapport avec la région broncho-ganglionnaire,

La troisième est le segment rétro-péricardique de #

l’œsophage. ; F4

1°) Dans la première portion, l’æœsophage est inti- = mement lié à la trachée par un tissu cellulaire, dont la densité augmente de haut en bas, il existe même des = fibres d’union qui les solidarisent ; ce sont les fibres musculaires mentionnées par TREIZ et étudiées par LAIMER, qui passent de la paroi antérieure de l’æsophage dans la couche longitudinale de la membrane

trachéale.

Me 4

ni est en rapport en arrière avec la colonne verté- bralej jusqu’à la quatrième vertèbre dorsale, ne répond alors d'avant en arrière à la gaine viscérale qui vu compagne jusqu’à la même limite, à l'espace rétro-vertébral, à l’aponévrose pré-vertébrale et aux muscles pré-vertébraux. SES A droite, il est en rapport à distance avec la plèvre et le poumon, entre eux s’insinuent quelques ganglions. Le contact cesse au niveau de la crosse de

l’azygos. Se Ne gauche la plèvre est encore- plus distante, car au-dessus de la crosse aortique s’élève la sous-clavière gauche, le canal thoracique, ainsi que la chaîne de ganglions lymphatiques, qui accompagne le récurrent gauche dans l’angle trachée œsophage.

2°) La partie moyenne est relativement courte, 8 cm., située à 27 cm. des arcades dentaires, elle est entourée d’organes extrêmement importants. ;

En avant nous retrouvons toujours un étroit contact entre trachée et œsophage, par des tractus fibromusculaires lâches. Au niveau de la division trachéale on trouve fréquemment un petit ganglion entre les deux organes.

Plus bas, les rapports se continuent avec les deux bronches ; mais à gauche, elle s'éloigne rapidement de la ligne médiane et possède avec l’œsophage un rap-

port très étroit à tel point, qu’elle laisse sur ce dernier

> qui est plus ou moins important.

M date sS $ FES ; | 4 » + une empreinte marquée, correspondant au rétrécisse-

ment bronchique. Bronche gauche et œsophage sont

réunis à ce niveau par le muscle broncho-æsophagien

La trachée et les deux bronches Hoénout en avant

de l'æsophage une fourche déterminant trois angles,

deux supérieurs et un inférieur.

Dans les angles supérieurs se logent de groupes

de ganglions latéraux trachéaux, le gauche étant moins

important que le droit, mais contourne la trachée

pour arriver jusqu’à Ja paroi œsophagienne-

L° ne inférieur, compris entre les deux Dh

-est occupé par une masse ganglionnaire, beaucoup

plus volumineuse et plus étendue, qui entre en rapport très étroit avec l’œsophage. C’est la masse des ganglions intertrachéaux bronchiques de BARETY, qui s’étend sur une hauteur de 3 em. environ. Cette masse

convexe en avant est creusée en arrière d’une gouttière

verticale où se loge l’œsophage.

Latéralement au niveau de la bifurcation trachéale, les crosses de l’aorte et de l’azygos croisent l’une à gauche, l’autre à droite la trachée et l’œsophage. La crosse aortiqué croise successivement la trachée et l’œsophage, le récurrent gauche et le canal thoracique plus postérieur. La crosse de l’azygos répond d’arrière en avant à l’œsophage, puis au pédicule pulmonaire

droit.

re De part € et dore de cette,zon( :

| chée Gt nu co à gauche e e

| glisse Lane de espaces | Le. © br “entre Fe. gro

vaisseaux, formant le cul de sac inter-azygo-œsopha- |

gien à droite et inter-aortico-æsophagien à à gauche, qe er

est moins marqué que le précédent.

3° ) La troisième portion répond au Cœur et d'abord.

à l’oreillette gauche, masquée par le cul de sac péri- ” e

-cardique de HALLER. Célui: -ci, remonte jusqu’au ni-

veau des veines pulmonaires supérieures. L "æsophage

descend ensuite plus bas que le cœur, derrière le plan

du diaphragme avant d’atteindre l’orifice.

Constitution de l’æsophage. — La structure de sa paroi, épaisse de 3 mm., est composée de dehors en dedans : par la tunique musculaire comprenant des fibres superficielles longitudinales et des fibres pro-

fondes circulaires ou obliques, la tunique sous-mu-

queuse qui est celluleuse et la tunique muqueuse:

Vaisseaux de l’œsophage. — Les vaisseaux de l’œsophage sont les artères œsophagiennes supérieures branches des thyroïdiennes inférieures ; les artères bronchiques donnent un rameau à la région voisine de la crosse aortique. Les artères œsophagiennes

moyennes naissent directement de l’aorte. Les æsopha-

{haut due A veine cave par Fa ee inférieure,

2e azygos et les diaphragmatiques ; ; en bas dans la veine

à porte. Le la coronaire stomachique.

A | Le Some » bmphatique. — ilese ét cn touré dans la sous-muqueuse d'un plexus lymphatique important. Les Iymphatiques de la partie cervicale se Se rendent ensuite aux ganglions des chaînes jugulaires internes et récurrentielles. Ceux de la partie thoracique vont aux ganglions latéraux trachéaux, intertrachéo-bronchiques et médiastinaux postérieurs.

On remarquera que l’œsophage est en rapport très intime avec des organes importants du médiastin, tels que Ja trachée, la plèvre, le péricarde, les ganglions et les vaisseaux. Il est donc facile de concevoir son im-

portance, au point de vue de la dissémination des ger-

mes infectieux à point de départ œsophagien et la

diversité des complications, qui peuvent en résulter.

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