‹ Les compressions extrinsèques du tube digestifChapitre 13 sur 30 · EN OP ST, VRP TR APE · texte numérisé non relu

EN OP ST, VRP TR APE

De és de à 2 à

Fig, XV, — Compression de l'estomac par une splénomégalie à développement surlout transversal,

Fc, XVI. — Empreinte d’une anse grêle sur le fond stomacal (zone limitée),

fl /l

Fc, XVII. — Empreinte d’une an (large surface),

e grêle sur le fond stomacal

y DO nr

peu allongé, contre la paroi abdominale antérieure, provoquant ainsi, le plus souvent, l'apparition d’une image pseudo-lacunaire, soit en un point quelconque de la grande courbure, soit en pleme ombre gastrique,

Les examens de profil montrent, dans les cas ty- pes, sur la face postérieure de l'estomac, une empreinte plus où moins accusée.

Mais ce sont là, répétons-le, des cas très rares, et qui, au surplus, s’accompagnent fréquemment d'adhérences à la paroi gastrique postérieure.

MORE q

Au niveau de l’antre, l'estomac est recouvert par le foie, dont l’hypertrophie peut être cause d’une empreinte plus ou moins marquée, voire même d’une compression.

Les figures VII et VIIT en sont des exemples.

Sur la figure VII, on voit l'empreinte hépatique se prolonger de l'antre sur le bulbe duodénal.

Nous retrouverons d'autres exemples de ces empreintes hépatiques en. étudiant les compressions duodénales. ARTS

La petite courbure peut également être déformée

par une tumeur d'origine hépatique, un “kyste ty ze datique par crop mare INT

Il S’agit généralement d'une déviation en masse vérs la gauche, entraînant au-devant de la colonne

vertébrale (parfois même plus à gaüche) le bulbe

et la deuxième portion.

L'hypertrophie du foie, outre les compressions de l’antre et du bulbe que nous ‘avons déjà signalées, peut être cause d’une rectitude segmentaire de la petite courbure (fig. XVIHD.

On a signalé un tel cas où la co-existence en face, sur la grande courbure, d’une encoche par aérocolie réalisait une image artificielle d'ulcère de la petite courbure.

La variabilité des deux déformations permit d'éviter l'erreur (P. Duval).

Ceci nous ramène à répéter en terminant ce chapitre que les compressions extrinsèques de l’estomac, comme la majorité des autres compressions digestives, ont le caractère d’être inconstantes, variables parfois d’un jour à l’autre, ou même simplement par un changement d’attitude.

Nous avons déjà dit quelle importance pouvait avoir, pour leur diagnostic, la recherche systématique du caractère constant ou fugitif des déformations constatées.

— Gr —

Duodenum

À. — Topographie du duodenum. Moyens de fixité Les compressions d’origine extrinsèque sont fré-

quenies au niveau de ce segment intestinal, intermédiaire à l'estomac et au grêle proprement dit.

Sa situation profonde en pleine région cœliaque, sa forme, sa fixité habituelle, sont spécialement favorables aux déformations par les organes voisins.

L'aspect radiologique du duodénum permet -de

retrouver les quatre portions attribuées à cet Orga-.

ne par l'anatomie descriptive … Première portion, obliquement ascendante, faisant suite au pylore : bulbe duodénal des radiologistes, situé le plus souvent au niveau du flanc droit de la première vertèbre lombaire, uni par un coude à sommet supérieur ou genu-superius à la Deuxième RERUOR, verticalement descendante, au niveau des 1° et 3° lombaires et dans laquelle viennent s’aboucher les canaux excréteurs du foie et du pancréas.

cg 2e

La troisième portion, horizontale, se place au-devant de la colonne vértébrale, à la hauteur du disque L 3-L 4.

La quatrième portion verticalement ascendante à gauche de l'axe vertébral se termine par un coude brusque, angle duodéno-jéjunal, situé au niveau du disque L 1-L 2.

Elle se continue là dans la première anse grêle, mobile, munie d'un méso.

Avec de légères variations de forme, c'est bien là

l’aspect général du duodénum examiné radiologiquement.

Mais l’image plane que nous en obtenons sur l'écran ou la plaque radiographique, image de courbe à concavité supérieure, n’a que trop tendance à nous faire oublier que ces différents segments ne se placent nullement dans un même plan antéro-postérieur.

La 2° et la 4° portion sont bien, en effet, appliquées contre les flancs des corps vertébraux, et, par conséquent, plus profondément situées que’ la: 3”, qui repose en travers sur la colonne lombaire, largement soulevée par elle.

Contre ce plan vertébral résistant, le duodénum, encadrant la tête du pancréas, est fortement fixé par les feuillets fibreux, fascias de Treitz et de Toldt auxquels ont donné lieu les accolements consécutifs à la torsion de l’anse intestinale.

D pe

Il est étroitement uni à la tête pancréatique.

La première portion s’y creuse, dans sa partie terminale, une gouttière glandulaire.

La deuxième portion est également reçue dans une profonde gouttière pancréatique, dont la Ièvre antérieure surtout est très marquée.

La troisième portion se dégage peu à peu de la glande.

La quatrième également, et l'angle duodéno-jéjunal, fortement accroché au pilier gauche du dia: phragme par le muscle de Treitz, est seulement

surcroisé par la queue du pancréas, horizontale ment dirigée vers Ja rate.

Il semble qu’en raison de ces connexions le duodé-

num soit un organe 1n6s fixe, et les classiques le dé-

crivaient comme tel. à

Cependant, certains anatomistes avaient remar. qué : NE ‘ Que le duodénum, tout en étant normalement fixé aux plans postérieurs, pouvait contracter avec

eux des rapports variables en hauteur avec les diffé- rents individus.

De ce fait, il ÿ aurait non pas une, mais plusieurs situations normales du duodénum le long de la colonne vertébrale, à des ‘hauteurs variables pour les

différents sujets, mais toujours la même pour le même individu.

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