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constituée en arrière par l'aorte, en avant par l'artère mésentérique supérieure. Cette pince n'agirait que si l'aorte était projetée en avant par la lordose, ou que si l’artère mésentérique supérieure était tendue par la ptose du méso-colon contemporaine habituelle de la ptose rénale.
A la gêne circulatoire produite par la lordose pourrait s'ajouter comme le fait remarquer JEANNERET (de Lausanne) le ralentissement du sang dans la veine cave inférieure engendré ar l’immobilité des membres inférieurs dans la station debout (immobilité qui supprime l’action du cœur périphérique exercée par les contractions musculaires des jambes sur la circulation veineuse), et encore la pléthore du système veineux rénal en raison de l’apport considérable de sang qu'y amène la contraction des muscles lombaires dans la station debout, muscles dont les veines sont tributaires de la veine rénale.
M. JEANNERET a étudié d’une manière très précise l'influence du mobilier scolaire dans la production de l’albuminurie.
Il a vu que chez les enfants immobiles, dans la situation du garde à vous, l’on pouvait observer 61 % des écoliers ayant gardé cette situation un certain temps, qui présentaient de l’albuminurie, mais que cette proportion énorme de 61 % était tombée à 15 % lorsque dans la station debout on leur permettait de remuer les jambes.
Lorsque l'enfant est assis dans la classe avec le mobilier scolaire à distance positive, ce qui veut dire que la chaise ou le banc est éloigné de la table, et si
et n’est par . pas en Jordose, il n y « a pas s d'album nurie. F5.
Lorsque la distance - est a C ‘'est-à-dire ie l’avant du siège est exactement à la hauteur de la table, il y a de l’albuminurie dans 3 % des cas. |
Lorsque la distance est négative, c’est-à -dire lorsque le siège avance sous la table, et que par conséquent l'enfant est en lordose, il y a 34 pour cent des enfants présentant de l’albuminurie. Mais ces 34 pour cent reviennent à un chiffre faible ou à zéro, si l’on permet à l’enfant de mouvoir ses jambes.
Selon M. JEANNERET donc, pour qu'il y ait albuminurie orthostatique, il faut qu’il y ait lordose, orthostatisme et immobilité, et il conclut qu'il s’agit d’une maladie liée très directement aux conditions de la vie scolaire.
D'autres auteurs enfin ont noté que des albuminuriques orthostatiques présentent le plus souvent de l’hypotension artérielle, ce qui rend encore plus com- préhensible l'influence de la station debout sur la circulation rénale. Le passage à la station debout entraînerait d’ailleurs le plus souvent un léger abaissement de pression. Pour POTAIN, cet abaissement de pression serait de 2.5 cm. chez les sujets normaux. Il en résulterait de la congestion rénale : c’est à cette légère congestion rénale par hypotension artérielle orthostatique, qu’antérieurement on attribuait l’albuminurie orthostatique. Les travaux modernes n’ont pas infirmé d’une manière certaine cette théorie.
Les troubles circulatoires ne sont pas les seuls que
orthostatiques.
Jon: puisse incriminer re V'éticlogie” des albuminuries Des symptômes d'insuffisance rénale légère ont été depuis fort longtemps mis en évidence dans l’albuminurie orthostatique. Mais la question se __pose de savoir si ces NRiies ne sont pas dus au facteur circulatoire.
LEMOINE et LINOSSIER ont noté en même temps que l’albuminurie et l'oligurie, une diminution de la sécrétion de l’urée, des chlorures, des phosphates.
WIDAL, LEMOINE et André WELL, Pasteur VALLERY- RADOT ont noté, d'autre part une élévation de la constante d'AMBARD subordonnée à la station debout!).
Nous reviendrons sur cette « débilité rénale », quand nous parlerons des théories de M. CASTAIGNE.
On a incriminé encore dans la génèse de l’albuminurie orthostatique la sympathicotonie. Ce serait pour LEVEN l’explication de certaines albuminuries liées à la dilatation ou à la ptose gastrique et susceptible de guérir avec le port d’une pelote relevant l'estomac. En réalité, cette hypothèse est purement gratuite et il faut reconnaître que l'exploration clinique de l'appareil neuro-
1 Mais dans ces cas d’élévation de la Constante d’Ambard, élévation assurément non «constante», il faut se souvenir des nombreux facteurs susceptibles de la faire varier : oligurie etc. ... Il ne semble donc pas que dans les cas d’élévation passagère de la Constante d’Ambard au cours d’albuminurie orthostatique, on soit en droit de se fonder uniquement sur cette élévation pour en déduire une atteinte rénale, si tous les autres signes d'insuffisance rénale font défaut, bien entendu.
Associée à un ou plusieurs de ces signes, la Constante conserve évidemment toute sa valeur.