‹ Les Conceptions modernes des Albuminuries fonctionnellesChapitre 8 sur 29 · ES PAS PRE ENV FR PORTE · texte numérisé non relu

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CIM NET

ant t lle Sinene dat après les repas,

quelle que soit leur nature, sans que le sujet accuse de

troubles dyspeptiques, ou autres, persiste des mois et des années, puis disparaît sans qu’on en connaisse la

raison. Quelques auteurs supposent comme nous le verrons plus loin que les albumines nocives pour cer-

tains sujets ont cette action parce qu’elles ne subissent pas l’action des ferments digestifs et pénètrent à l’état d’albumines hétérogènes. dans la circulation.

Elles se ramènent alors en définitive aux albuminuries

hépatogènes.

Il ne faut pas classer dans les albuminuries proprement digestives d’une part les albuminuries des. néphrites benignes d’origine digestive comme nous l’avons dit plus haut et d'autre part les dyspepsies se-

condaires aux lésions rénales. A la vérité la différencia-

tion entre les albuminuries par lésions rénales s’accompagnant de troubles digestifs, et les albuminuries digestives n’est pas toujours facile. Il faudrait connaître le déterminisme de chacune de deux modalités cliniques avant de se prononcer sur la possibilité pour l'albuminurie simple de passer à l’état de néphrite. En tous cas on a le droit de tenir pour curable une albuminurie nettement associée à des troubles digestifs, à condition naturellement que manquent tous les signes d’ insuffisance rénale (Prosper MERKLEN).

En dehors des albuminuries orthostatiques, et dles

albuminuries digestives, il convient encore de considérer, un troisième groupe, qui a son importance, à

savoir celui constitué par les albuminuries intermittentes cychiques des adolescents.

Elles surviennent le plus souvent chez des sujets de souche arthritique dont les parents ou les grandsparents étaient goutteux, obèses; plus souvent diabétiques ou encore frappés de tares nerveuses, épilep- 6 ÉtC Bien étudiée par PAÿY en Angleterre, et par This siER en France, elles sont caractérisées par ce fait qu’elles apparaissent selon. un cycle. L’albuminurie apparaît le matin, a son maximum vers quatre heures - de l'après-midi, disparaît le soir. | On a signalé dans certains cas l'existence d’ un Second cycle entre 7 heures et 11 heures du soir.

Les différentes phases par lesquelles passent l'urine ont été bien étudiées par TEISSIER et son élève MERLEY.

On constate 1° une élimination initiale exclusive de matières colorantes (pigment rouge brun) qui cesse un peu après le début de l'apparition de l’albumine;

29 élimination d’albumine ;

3° élimination d’urates en quantité excessive ;

4° à la fin de la journée élimination d’urée en quantité excessive, si bien que l’on a pu décrire le cycle. successif des matières colorantes, de l’albuminurie, de l’uraturie,et de l’azoturie. L'’urobilinurie serait constante.

Toujours peu abondante, cette albuminurie évolue sans grands troubles fonctionnels ou généraux. TEIs- SIER cependant considère comme habituelle l’existence d’inappétence, d’asthénie, de somnolence, d'idées mélancoliques. On a noté aussi les crampes musculaires des jambes, des palpitations, et de la céphalée.

années. te onsidète à que a guérison est de règle (78 pour cent des cas) et pense que jamais cette forme d’albuminurie n’est le point de départ d’une néphrite

chronique. Pour cet auteur l’albuminurie et la décharge

de pigments qui l’accompagne sont dues à d’abondantes

destructions de globules rouges.sous l'influence d’un

hyperfonctionnement hépatique lié à la goutte. En effet, l’hérédité goutteuse se trouve toujours à l’origine de ce syndrome.

CASTAIGNE au contraire conteste la bénignité absolue de cette forme, qu’il considère comme pouvant être le point de départ d’une néphrite. Nous étudierons plus loin avec plus de détails la conception de Cas- TAIGNE sur le rôle de la débilité rénale dans l’étiologie des albuminuries fonctionnelles.

Cette classification en albuminuries orthostatiques, digestives, cycliques, ne laisse pas d’être un peu schématique. Comme le fait justement remarquer M. MERK- LEN, bien des albuminuries digestives sont influencées par l’orthostatisme chez de nombreux sujets. «Plu- «sieurs auteurs ont remarqué que l'extension ou le « séjour au lit suffisent à rendre normales les urines de la « digestion. [1 est même fort probable que certaines ob- «servations rattachées aux albuminuries digestives «rentrent franchement dans la classe des albuminuries «orthostatiques ». Il ne sera pas rare que dans bien des cas un examen complet comprenant la recherche des modifications imprimées par l’orthostatisme permette de rapporter l’albuminurie à la fois à des troubles dyspeptiques, et à la station debout, et d'autre part il

faut se demander si certaines observations rapportées aux albuminuries cycliques ne peuvent être assimilées à certains cas où l’albuminurie, régie par l’orthostatisme, ne se rencontre qu’à une heure déterminée de la journée, à la suite des repas par exemple. De plus les réactions urinaires spéciales qui sont pour nombre d’auteurs les caractéristiques des albuminuries cycliques manquent souvent ou sont atténuées dans nombre d’albuminuries cataloguées cycliques. On peut donc se demander si l’on peut rationnellement s'appuyer sur leur présence pour édifier une entité morbide bien définie.

Il semble également difficile d’opposer nettement l'aspect des malades atteints d’albuminurie cyclique à celui des sujets atteints d’albuminurie orthostatique. Alors que les premiers seraient des enfants gros en général, tout au moins forts, rarement maigres, assez grands, bien constitués, les seconds offriraient un aspect malingre caractéristique. Mais M. TEISSIER ne signale-t-11 pas chez les albuminuriques cycliques l’asthénie, l’inappétence, la somnolence, les idées mélancoliques, etc.

En réalité 1l s’agit chez ces sujets de manifestations d’un déterminisme encore très mal connu. Nul n’a encore pénétré l'intimité des phénomènes d’albuminurie fonctionnelle. Il semble logique de rapporter toutes ces diverses albuminuries à des causes multiples. Selon les cas, un ou plusieurs facteurs apparaîtront prédominants à l'observation clinique.

Cette multiplicité des facteurs étiologiques nous a amené à traiter dans un chapitre unique de la pathogénie des albuminuries fonctionnelles.

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