‹ Les Conceptions Pathogéniques Actuelles Sur Les Affections Intestinales Du NourrissonChapitre 3 sur 11 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

« Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent. » Il semble que cet axiome porte en lui-même sa réfutation ; car, parmi tant de choses dites, il doit y avoir bien des vérités, bien des erreurs et qu’il nous reste encore, à nous qui venons sept mille ans trop tard, à combattre celles-ci pour faire triompher celles-là.

SA est, en pathologie infantile, une question sur laquelle tout parait avoir été dit, c’est assurément celle des affections intestinales du nourrisson. On a longuement bataillé, émis bien des opinions et des hypothèses, et l’on en est arrivé à se mettre d'accord sur certalns points. Par exemple, tout le monde est aujourd’hui d'avis que la surcharge alimentaire, le sevrage prématuré peuvent accasionner des accidents du côté de l'intestin.

Nousne nous occuperons pas des faits généralement admis. Mais il en est sur lesquels l’on discute encore à l’heure actuelle, et d’autres sur lesquels l’accord semblait s'être fait et qui n’en ont pas moins suscité, au Congrès de 1900, des opinions contradictoires.

Ainsi, tandis qu’on acceptait que le lait de vache, pour être inoffensif, devait subir un coupage, M. Varliot a rapporté qu'il avait fait allaiter huit cents nourrissons avec ce lait pur et qu’il n’en était résulté aucun inconvénient.

De même, dans la question de la pathogénie de ces affections, tels auteurs admettent une intoxication, tels autres une

D OT infection et même ces derniers ne sont pas d'accord sur le microbe à incriminer.

Il y a donc lieu d'admettre, jusqu’à nouvel ordre, l’existence de plusieurs processus pathogéniques qui, assurément, peuvent coexister et dont chacun ne forme pas, à lui seul, une théorie séparée, admise par certains à l'exclusion des autres, mais dont nous présenterons une étude à part, pour la commodité de la description.

Trop incompétent pour concourir à la solution de la difficulté, nous avons simplement voulu rendre la tache plus facile aux autres, en groupant des matériaux épars et les classant, afin d’en rendre la consultation plus facile.

Nous ne parlerons que pour mémoire des processus pathogéniques sur lesquels l’entente est aujourd’hui parfaite, tels que ceux de la gastro-entérite toxique primitive résultant de la pénétration dans le tube digestif, par la voie buccale, d’une substance chimique toxique. Les empoisonnements par les caustiques sont très rares dans la première enfance; les empoisonnements par les médicaments, surtout le calomel, sont plus fréquents. (Marfan.)

Dans ce cas — et ceci en passant — ce n’est pas l’ingestion consécutive d’un aliment salé qui provoque l’empoisonnement en transformant le calomel en bi-chlorure de mercure. In vitro, cette transformation ne se produit pas, et les expériences de Mossé, Buckeïin, Verne et Adam ont depuis longtemps fait justice de cette vieille erreur.

Nous consacrerons un peu plus de temps à l'influence de la dentition sur la production de symptômes intestinaux, influence ainsi expliquée incidemment par Pierre Lalouette, dans son 77aité des Scrophules (1780) : « Pendant que la nature fait ses efforts pour briser les liens qui retenaient les dents sous la gencive gonflée et tendue, les filaments nerveux venant de la cinquième paire, pressés entre la gencive et la dent, communiquent aux ramifications de cette même paire de nerfs l'irritation qu'ils éprouvent. Or, comme ces ramifications se distribuent aux glandes parotides, aux maxil-

No laires, aux sub-linguales, il n’est pas étonnant que, par la contraction qu'elles éprouvent, elles gênent, ralentissent ou même arrêtent la sécrétion dans ces glandes. » Cette cause, accrue («( par le mauvais choix des aliments dont on a nourri l'enfant », donne lieu à « une foule d'accidents, tels que des fièvres aiguës, le délire, les convulsions, le vomissement, les dévoiements, les coliques, la dyssenterie, etc. » Le ralentissement ou l’arrêt de sécrétion des glandes salivaires, s'ils ont lieu, ne nous paraissent pas devoir jouer un grand rôle dans la production de ces phénomènes, la salive n'étant, chez l'enfant, douée d'aucun pouvoir digestif. D'ailleurs, la dentition elle-même joue un rôle fort minime,-de l'avis de M. Séjournet, qui a fait une étude spéciale de cette question.

Pour plus de clarté, nous avons divisé notre travail en chapitres correspondant chacun à un processus pathogénique et qui auront pour titre : Rôle de l'infection; rôle de l’intoxication : rôle de l'état physique du lait; rôle de la réaction du nourrisson; rôle de l’état de l'estomac. Cette étude sera précédée d’un premier chapitre consacré à un rapide aperçu des lésions anatomiques que les divers processus pathogéniques sont susceptibles de provoquer.

Que si notre thèse paraît courte, on voudra bien nous excuser en songeant que, entièrement composée de documents, il nous a fallu, pour les recueillir, de minutieuses recherches et de longues investigations.

= S EG } kg D ah se de is) ba Sa. | AE va fi mil 4 Haies F LE RS À OA EE 2 7 el Li ne AT LL M ae à comte 4 SR ue Fe ct 4 ‘Re HU BEEN Ê # RO AIR LU A À Kad se L x

ca ALT Mae AUDE AE

{ LS oN hi ANTT UE M DURS LA 21 Fée. sS sa ITU PER tre CR 0

UN COR «a NE SUN *8 leche US ERA : : #1 L ul LL È SV DCEN ET

RO Re: (À PCR HR Nr ENT 1

| ab = 4 °F AE Sa CPE : Ie TNMANTOIRS re es di EU TT EUR 4 AI y PE ATOS = aeE in au FRE

F re Dr £s dure sf Sun, us Po deils * ji EI it A Ee 1h dQIt Ha M Dire ut LATE As sis nt CLR ENT É AE ' ou DV LRU ER Rs 707

ons là us Au

sfkpE ra Pres se QUE Hot AS Fatals 0e MINE 1‘

Page 1