SOS
core par leur connaissance des affaires, ayant tous plus ou moins parcouru l'Europe et vu de leurs propres yeux quels étaient les besoins du siècle. A un grand esprit de douceur ils unissaient le courage nécessaire pour soulever le voile qui recouvrait les plaies de la société. Ils savaient qu'il est impossible de guérir une maladie morale, lorsqu'elle est dissimulée soit par l'adulation, soit par l'intérêt personnel, soit par la politique. Tous d'une indépendance singulière, ils répondirent fidèlement à l'attente du grand Paul III, en lui indiquant avec une franchise vraiment chrétienne les réformes à introduire avant tout dans la Cour Romaine. Cette manière loyale et sincère de procéder était en même temps on ne peut plus sensée et, loin de nuire à Rome Catholique, elle fermait la bouche aux ennemis du Saint-Siège. Ceux-ci se trouvaient, en effet, dans l'impossibilité de continuer sérieusement leurs attaques; car toutes les fois que les abus, qui ont pu avec le temps s'introduire dans les choses attenantes à la Religion, viennent à être corrigés, la vraie vertu jette un éclat tel que ses propres ennemis sont forcés à l'estimer. Mais voyons maintenant, sans cependant entrer dans trop de détails, quelles furent les observations présentées à Paul III par la Congrégation spéciale.