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OFFENSIVE, ENCORE ET TOUJOURS

sures à prendre pour retarder, sinon arrêter, l'ennemi en des points convenablement choisis.

Ainsi que le dit excellement le Bulletin des Armées, «■ le but de la manœuvre (en retraite) « est ainsi, dès le 25 août, clairement fixé ; « elle prépare, non point une action défen- (( sive, mais l'offensive, qui sera reprise aus- « sitôt que les circonstances paraîtront favo- « râbles ».

Seulement, à la date du 2 septembre, nos armées d'aile gauche ne furent pas prêtes à reprendre l'offensive annoncée dans l'ordre général du 25 août.

Dans ces conditions, la continuation de la retraite vers le sud s'imposait. Elle a été ordonnée jusqu'à la rive gauche de la Seine par des ordres datés du P'' et du 2 septembre qui n'ont pas été publiés.

Il importe peu d'ailleurs que nos armées d'aile gauche aient eu l'ordre le 2 septembre de se porter derrière la Seine puisque, le 4 septembre, en pleine exécution de la retraite, s'est offerte l'occasion, si ardemment cherchée, de reprendre l'offensive.

En effet, le 4 septembre, rapporte le Bulletin des Armées, « les reconnaissances de « notre cavalerie, celles des avions de Tarméc

« britannique, de l'armée Maunoury (la 6^) « et du gouvernement militaire de Paris « font connaître que la droite allemande, arec mée von Klûck, infléchit sa marche vers le « sud-est (Meaux et Goulommiers), aban- <( donnant ainsi la direction de Paris. »

Le gouverneur, de sa personne, le matin du 4 septembre, au contact des colonnes de l'armée von Kliïck, jugea que le moment était venu d'attaquer l'ennemi en profitant de ce qu'il infléchissait sa marche vers le sudest. En vertu de sa propre initiative basée sur les pouvoirs du gouverneur d'une place livrée à ses propres forces, le général Galliéni envoya ses ordres, vers neuf heures, à la 6"^ armée pour qu'elle se préparât à exécuter, le lendemain matin, une opération offensive vers l'est.

Le gouverneur de Paris et le commandant enchefeurent,danslajournée du 4 septembre, par téléphone, plusieurs entretiens qui aboutirent le jour même à l'entente la plus complète et déterminèrent le général Joffre à lancerdeVitry, le4 septembre, vers six heures du soir, un ordre général prescrivant à la 6® armée, à l'armée anglaise, ainsi qu'aux 5^ et 9*^ armées (celle-ci formée, depuis le 27 août, sous les ordres du général Foch)de

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