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CORPS DE CAVALERIE

2^ corps de cavalerie, pendant que l'armée française opposée à la Bohême est pourvue des 3^ et 4'' corps de cavalerie.

En 1814, le jour de la Rothière(P^ février), Napoléon dispose des corps de cavalerie Nansouty et Milhaud, mais, plus tard, en raison des circonstances, il les fond, comme le 14 février à Vauchamps, en une seule masse dirigée par Grouchy.

Au début de la courte campagne de Waterloo, en juin 1815, l'armée française est formée de cinq corps d'infanterie et de quatre corps de cavalerie, ceux-ci à deux divisions ; le premier corps, sous Pajol, est composé de hussards et de chasseurs ; le second, ayant Exelmans pour chef, est formé de dragons ; le troisième, sous Milhaud, est composé de cuirassiers ; le quatrième, sous Kellermann, de cuirassiers et de carabiniers. L'effectif variable des corps de cavalerie de 1815 est compris entre 3.000 et 3.800 chevaux.

De la Moskowa à Waterloo, Napoléon a fait de ses corps de cavalerie des réserves tenues à faible distance derrière les unités tactiques du front en vue d'intervenir, au moment décisif, dans les luttes soutenues par l'infanterie et l'artillerie sur les diverses par ties du champ de bataille.

Lepetit nombre de pièces d'artillerie légère attribuées aux corps de cavalerie et leur faible portée avaient, en ce temps-là, pour effet de limiter l'indépendance relative des masses cavalières au point de les réduire au rôle de réserves tactiques, tandis qu'aujourd'hui se manifeste la tendance à leur attribuer un rôle purement stratégique.

Dans un avenir prochain, peut-être verrat-on les divisions et corps de cavalerie du temps présent céder momentanément la place à quelque armée de cavalerie largement pourvue de canons et lestée avec de l'infanterie en automobiles. Mais, en se bornant à examiner les opérations des corps de cavalerie constitués au début de la guerre actuelle, aussi bien dans l'armée allemande que dans l'armée française, on constate que ces grandes unités cavalières ont rendu d'importants services aux armées qu'elles étaient chargées d'éclairer ou de protéger.

Ainsi, par exemple, lorsque, après la bataille de Gharleroi, l'armée britannique marchait en retraite vers le sud-est, elle était escortée sur ses flancs par les deux corps de cavalerie française alors existants, savoir le P'' corps (Sordet) à l'est, le 2^ corps (Conneau) à l'ouest.

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