ÉTUDES HISTORIQUES
A titre d'exemple, je citerai le livre récent de M. E. Lenient, intitulé : La solution des énigmes de Waterloo^ que vient de publier la librairie Pion.
L'auteur s'est donné pour but de résoudre le problème de Waterloo en présentant une solution si claire, « si précise, si fortement « étayée de preuves, que l'esprit du lecteur « le plus indifférent s'illumine et que la cons- « cience du plus délicat se libère des doutes <( et inquiétudes ».
J'ajoute qu'à mon avis, M. E. Lenient a complètement atteint son but.
L'ouvrage en question est un gros livre in-8° de 583 pages dont la lecture exige beaucoup d'attention, mais qui reste à la portée des humbles pourvus d'un solide bon sens.
Théories caduques ?
Le 3 novembre dernier, jour de la déclaration ministérielle du nouveau cabinet, un député a qualifié de caduques les théories de l'Ecole de guerre. Et cela se comprend, les civils considérant comme seule possible la guerre de tranchées qui, depuis le 13 septembre 1914, a remplacé chez nous la guerre de mouvement.
Cette dernière est-elle définitivement enterrée ou bien reprendra-t-elle son importance d'autrefois quand les circonstances lui seront redevenues favorables ?
Ce qu'il y a de certain, c'est que nos tentatives du 25 septembre dernier, en Artois et en Champagne, n'avaient d'autre but que de percer, autrement dit, de retrouver la liberté d'action inhérente à la guerre de mouvement.
Pas plus que nous, les Allemands, au mois d'août 1914, n'avaient prévu la guerre d'usure qui se fait, depuis plus d'un an, sur le front