CONTRE LES CLEMENCES D'IÉNA
jour dans le monde gouvernemental. Le sénateur Eugène Lintilhac, ouvrant le Conseil général du Cantal, s'est souvenu de sa qualité de professeur; au lieu de débiter les blagues d'Hervé sur le dépècement de la Prusse après léna, il a dit carrément :
Représentants et gouvernants de Londres à Pétrograd comme à Paris se souviendront que les clémences cVIéna préparent les volte-faces de Leipzig et les désastres de Sedan.
M. Lintilhac n'oublie point qu'après léna Napoléon fit le contraire de ce qu'il fallait faire et de ce qu'avaient fait tous nos rois. Et M. Lintilhac, conseillant de briser « tous les ressorts de la monstrueuse machine de guerre d'Outre-Rhin », a même ajouté qu'il savait qu'« on y était bien décidé en haut lieu^y. A la bonne heure! Ce projet d'avenir est juste parce qu'il se dégage d'une exacte notion des réalités présentes et passées. M. Jean Longuet devrait s'inspirer de cette méthode et, avec lui, tous les socialistes. M. Vaillant lui-même en posait hier la règle d'or:
La réalité comme toujours n'obéit pas à nos idées qu'elle devrait au contraire déterminer et façonner pour leur donner une valeur plus positive.
O réalisme politique, serais-tu sur le point de revivre !