PROSÉLYTISME NÉGATIF
minée, mais que, d'abord et avant tout, toute autre affaire cessante, ils la rejettent ou l'oublient?
On comprendrait la haine du catholicisme par amour du protestantisme, de l'islamisme ou du bouddhisme : mais la haine pour rien, en voyez-vous le sens?
— Votre religion? L'affirmation inscrite au revers de votre irreligion? Votre foi? Plus simplement votre doctrine ?
Voilà ce qu'on demande aux anticléricaux.
Et c'est à quoi ces destructeurs n'ont jamais répondu qu'en essayant de faire de nouveaux dégâts !
Ce n'est pas le « bluff » du renouveau religieux qui est « formidable », c'est la puissance de méchanceté jadis cachée, mais aujourd'hui manifestée dans ces esprits qui s'emmitouflent de basse sensiblerie ou de fausse bonhomie. Leur mystérieuse haine des hommes apparaît si claire, si pure, si féroce aux termes de la lettre de M. Tissier, on y voit si bien éclater le vœu formel de disputer aux âmes, spécialement à des âmes françaises, les sources de leur force profonde et de leur espérance supérieure, qu'on ne peut s'empêcher de se rappeler tout aussitôt les infâmes rumeurs propagées contre le clergé.
Ces infamies, nous les croyons venues d'Allemagne. Ce désir de diviser les Français et ce goût de leur interdire les consolations de la mort sont deux sentiments qui sont faits pour aller ensemble.
ou EST LE PIÈGE?
10 octobre 1914.