‹ Les conditions de la victoire (volume 2)Chapitre 40 sur 207 · LE MANIFESTE SOCIALISTE · texte numérisé non relu

LE MANIFESTE SOCIALISTE

Le manifeste des socialistes s'inspire naturellement des préoccupations de leur parti. On a agi comme si l'on avait eu besoin d'eux. Ils en prennent acte. Le concours de tous était nécessaire, mais, assurentils, « plus particulièrement peut-être » le concours « de ceux qui redoutent pour l'émancipation proléta- « rienne et humaine l'oppression accablante du des- « potisme » et ils rappellent qu'à toutes les heures graves, en 1705 comme en 1870, c'était « en ces « socialistes, en ces révolutionnaires que la nation « mettait sa confiance ».

Les verbes sont mis judicieusement au passé, car il no semble pas que le crédit public se soit particulièrement tourné, depuis la guerre, du côté de ceux qui, durant vingt ans, ont fait une politique sans cesse contredite et en fin de compte démentie aussi catégoriquement que possible par le cours des événements! Dès la faillite du pacifisme et du germanisme, les Français ont donné leur confiance aux pouvoirs publics, quels qu'ils fussent, dans la mesure où ils se montraient les bons serviteurs de l'armée, mise elle môme au service de la Pairie.

. L'APPEL . DU GOUVEHNEMENT; 103

Les socialistes promettent que leurs deux mandataires au gouvernement : i*^ vérifieront les ressources d'équipements, d'approvisionnements; 2*^ s'efforceront de les multiplier. Nous souhaitons à l'action comme au contrôle de MM. Guesde et Sembat toute la fécondité désirable.

Depuis l'ouverture des hostilités, le journal où j'ai l'honneur d'écrire ne cesse de répéter le double conseil : « N'essayons pas de savoir ce que nous ne pouvons savoir, ce qu'il vaut mieux ne pas savoir, ce qu'il est sahibre, hygiénique, patriote de vouloir ignorer et, là, faisons comme si nous avions confiance ; mais à côté du champ interdit par les intérêts de la vie nationale, il est d'autres domaines où s'impose la chasse aux fables et aux erreurs; puisqu'il est possible d'y voir, ouvrons les yeux làdessuS) faisons affluer les lumières, ne nous laissons berner d'aucune blagologie. »

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