MES SOCIALISTES
C'est le nom que donnait Guillaume II à la sozialdemokratie. La presse italienne, qui reçoit de nombreuses communications de Berlin, nous apporte d'utiles vérifications du propos impérial : On télégraphiait de là-bas à la Tribuna de Rome le 17 septembre :
Les socialistes sont en train dans le inoniunl-cid établir le compte des socialistes inscrits qui se trouvent actuellement sous les armes. Dans le district de Magdebourg (Anhalt), sur 28 642 membres du parti, 0162 sont sousles armes, parmi lesquels 489 dirigeants et hommes de confiance des syndicats, lesquels, dans des centainesd'endroits, ont été appelés sous les armes au comi^let. Dans ce seul district les socialistes suffi-
liraient à l'ormer trois régiments sur le pied de guerre.
VOsservatore Romano a reçu de Berlin cette dépêche, daté du 18 :
Le député socialislc au Reichstag Wendel qui, il y quelques mois, terminait un de ses discours du Reichstag au cri de: Vive la France ! écrit entre autres choses au Worwaerts: aDès le commencement je me suis mis à la disposition complète des autorités militaires et je suis entré à mi-août dans un bataillon de la landsturm à Francfort-sur-le-Mein.
« Je ne voulais pas rester assis à mon foyer tandis que le peuple entier combat pour l'existence. » Wendel ajoute qu'en dernier lieu il a été huit jours en Belgique.
Les socialistes allemands sont patriotes en Allemagne comme les socialistes français sont patriotes en France. Et cela confirme la vérité sur laquelle l'Action française s'^st constituée au mois de kovem- BRE 1899 : les intérêts que représente la communauté de classe ou la communauté de profession sont de beaucoup moins actifs et moins capitaux que les intérêts représentés par la communauté de patrie. Le cercle national, moins étendu que l'autre, est de beaucoup le plus important. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire des réformes sociales. Cela veut dire qu'il faut les faire dans l'enceinte de la nation et relativement à l'ordre, au bien-être et au progrès de toute la nation. Les relations internationales elles-mêmes dépendent de la vertu et de la force des nations en présence. C'est donc par là qu'il faut commencer. Le Nationalisme ne dit pas autre chose.