VERS L'UNITE FRANÇAISE
voir que la raison est véritablement avec nous, afin que vous la suiviez comme nous.
Mais voici qu'un article de M. Edouard Vaillant qui paraît à VHumamté ce m.atin, nous annonce que les délégués des anciens combattants de la Commune sont allés faire visite au groupe socialiste de la Chambre pour se plaindre des menées réactionnaires. Et pour preuve de ces menées, M. Vaillant cite un article de M. Reinach et un article de M. Arthur Meyer. Sans vouloir remonter aux auteurs de ces deux articles et sans leur demander quelles sortes de jeu ils jouent, je prie M. Vaillant de vouloir bien penser à nos menées à nous. Elles se font à ciel ouvert. Elles consistent à prier les bons citoyens, quels qu'ils soient, de songer à notre plus grand intérêt politique commun, qui est la vie de la France et la connaissance des conditions de son salut.
M. Vaillant croit que ses adversaires escomptent la défaite. Il se trompe bien tristement! Nous ne rêvons que la victoire. Afin que la victoire soit, nous ne cessons de demander pour les civils et les militaires qui sont chargées de veiller à nous la procurer, le maximum de liberté, c'est-à-dire d'autorité. Nous faisons ce que l'autorité nous demande. Nous évitons de faire ce qu'elle nous prie d'éviter. Et nous tâchons d'épargner non seulement à nos amis, mais aux citoyens des partis opposés aux nôtres, les erreurs de jugement aussi bien que les erreurs de fait, car les unes et les autres les empoisonneraient tous.
Gomment ce progrès des lumières pourrait-il inquiéter des républicains ?