TROIS POINTS D'ACCORD
VHumanité d'hier matin a publié des « impressions d'un témoin » rédigées par un ami de ce journal et publiées en première colonne, ce qui montre assez l'importance attachée à ce témoignage ou à son auteur. On y lit trois faits dont je prendrai acte.
Premier fait :
Il est nécessaire de noter que les Allemands ont tiré, à Soissons sur une ambulance et qu'ils y ont fait des victimes.
Les socialistes paraissaient vouloir se distinguer de nous jusqu'ici en soumettant à un doute systématique, et sans raison déterminée, tout ce qui était dit de la façon allemande de conduire la guerre. Les Allemands étaient présentés par eux comme une nation pareille aux autres, composée de frères que nous avons tort de haïr en bloc. Du moment qu'ils enregistrent ce premier témoignage de leur ami, ils doivent être plus disposés à se ranger à l'opinion de ce journal anglais qui, pour apprécier la destruction de Reims, s'est contenté de dire : « C'est un acte allemand ».
Fait numéro deux :
Autre fait bon à marquer : Toute la route suivie par l'envahisseur était, pour ainsi dire jalonnée d'usines