‹ Les conditions de la victoire (volume 3)Chapitre 202 sur 238 · L'ORIENT KT L'OPINION · texte numérisé non relu

L'ORIENT KT L'OPINION

Il y a quelques années, les Jeunes-Turcs firent une révolution à Constanlinople. Leurs chefs, élevés en Europe, faisaient de loin l'effet de libres-penseurs ouverts à toutes les idées modernes. Nous avons vu d'as;<ez bon œil leur révolution, nous, les libres-penseurs de l'Europe occidentale, qui n'avons aucun [)réjugé de races, et qui avons — fen demande }iordoii au ncnchrétien Paul Bourgct — une tendance fâcheuse à considérer tous les hommes comme nos frères sans distinction de races ou de couleurs. Vrai! nous espérions qu'ils allaient doter la Turquie d'institutions modernes, se rapprocher des races vaincues, faire de leur pays un pays vraiment européen.

Ils ne l'ont pas fait, les babouins ! Et, guide toujours fourvoyé, pronostiqueur toujours déçu, général toujours battu à plates coutures par relîet de sa prétention et de sa bêtise, il ne trouve rien de mieux que de faire payer la déconvenue aux « mauvais chrétiens » clairvoyants qui ré|)étaient depuis six années à la France : — Méfiez-vous des Jeunes- Turcs. Les Jeunes-Turcs ne feront rien de ce que vous attendez d'eux. La Jeune-Turquie est la queue du pangermanisme.

L'insolence de la manœuvre ne sert plus à rien du moment qu'elle est définie. Son idéale stupidité doit valoir à Gustave Hervé la nouvelle moisson de mépris public qu'il mérite.

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