GÉNIE FRANÇAIS ET GÉNIE ALLEMAND
13 novembre 1914.
Nos révolutionnaires et généralement tous nos hommes de gauche continuent de vivre à plat ventre devant ce que les malheureux appellent le génie allemand, même s'il se déploie dans les œuvres de mort : ainsi darîs Y Humanité d'avant-hier, le petitfils du juif allemand Karl Marx, M. Longuet, député au Parlement français, réclamait en termes impérieux pour le commandant et les marins de VEmden, le respect, l'éloge, l'admiration, l'enthousiasme de toute la presse française, lui qui distille au comptegoutte le moindre témoignage d'estime à nos généraux! C'est que M. Longuet admire les hommes de VEmden, non pas comme soldats, ni même comme braves : ils sont Allemands.
A YHomnie insuffisamment enchainé, M. Clemenceau, tovit cocardier qu'il se déclare, a bien soin d'insérer dans une théorie fuligineuse et sans consistance des deux « manières de penser et de comprendre », un hommage à cet individualisme allemand qui est cependant la vraie source du pangermanisme. L'une de ces manières, dit-il... et il écrit n'importe quoi. Puis il ajoute :
L'autre réclame, pour l'esprit humain, le droit à la diversité, à la liberté, qui a déjà donné, au regard de la seule production allemande, des résultats dont l'humanité tout entière a le droit de s'enorgueillir.
Quant à Hervé, c'est aussi aux pieds du génie et