‹ Les conditions de la victoire (volume 3)Chapitre 59 sur 238 · I.A PHKSSION 0IUI:NTALK (iAOK DI- VICTOIRE · texte numérisé non relu

I.A PHKSSION 0IUI:NTALK (iAOK DI- VICTOIRE

n'ayant cessé d'accaparer les meilleures forces de la coalition, semble retentir en juin aux ciiamps de l^'leurus (juand Tempereur d'Autriche et le roi de Prusse étaient d'accord pour estimer que le « véritable théAtre des opérations «était en Pologne! Dès lors, la paix se dessina des Alpes au Rhin.

Il serait inutile de prolonger la démonstration. Elle est irréfutable pour les trois premières années où nos moyens d'action militaires n'étaient pas encore trempés par l'expérience. Et cette preuve fonde pour nous la plus sûre des espérances. La Législative et la Convention n'étaient appuyées à l'Orient de l'Europe que par la discorde des conquérants et la noble, la frémissante volonté de vivre du peuple dépecé. Il y a mieux aujourd'hui : la coopération n'est plus inconsciente, elle esl représentée par les armées et les Etats.

Ne seraient-ils pas entraînés et soutenus par leurs victoires, ne seraient-ils que menaçants, les Russes créeraient à la frontière prussienne un état de difficulté et d'angoisse autrement inquiétant pour Guillaume II que ne le furent pour Frédéric-Guillaume les convulsions polonaises ou les intrigues austro-russes de ce temps là. Les jalousies et les convoitises du roi de Prusse suffirent à nous donner le concours décisif qui permit la défense et le salut de la nation. La pression orientale de 1914 obtiendra plus et mieux : elle dégagera nos frontières, elle permettra à notre armée de les balayer, elle assurera l'abaissement, le démembrement des Allemagnes, la liberté de l'Europe et de l'univers.

Page 1