‹ Les conditions de la victoireChapitre 106 sur 204 · II. N \ A l'A- l'I.l \ i MA^il. - l.»l · texte numérisé non relu

II. N \ A l'A- l'I.l \ i MA^il. - l.»l

1 univers. Oulro que uous somme restés fort Iranluillemcnl a Paris au temps de Thc^gire ce n'est pas

• lu mois d'août ni du mois île septembre cpie date 1 expression de notre confiance profonde aux réserves

le la patrie. Racontant dans Kiel et Tanger la hont»u-o alerte de 1005, nous eûmes toujours soin de

• iin l'I de montrer qu'il fallait distinguer dans Thisloire de cette époque la nation française du monde •.•oliti(|ue français. Nous écrivions : « L'esprit public

fit télé. La nation ne se troubla point. Les jour- « naux qui ont dit le contraire ont menti. Nous ' sommes des témoins cl nous avons vu. Redisons que notre France n'a pas eu peur (p. 175) ». Si lous dûmes ajouter qu'on n'en peut dire autant de •Mix qui la gouvernaient, c'est que des faits publics M' permettent pas d'écrire l'histoire autrement .

C'est aussi qu'il y a, depuis longtemps, non seulement dilïérence, mais contraste allant jusqu'à l'opposition entre la nation et le gouvernement. Ce '«•uple aristocrate « gallo-romain et gentilhomme » omme disait Mistral, en démocratie! Ce peuple iituritaire et ordonné, en République! Ce peuple Iravaillcur, patient, réfléchi, économe, au.ssi réaliste pie généreux, dont la vertu guerrière, qui remplit '»u passé cl fleurit son présent, était livré depuis iiinze ans, à un régime d'inertie alternant avec la cvre, de désordre cl de dissipation, d'imprévoyance I de gaspillage, ce peuple subissant à l'intérieur I loi de partis inhumains et rêvant au dehors de I plus ridicule utopie pacifiste! La dilïérence était 1 vive au surplus qu'un ami du TempSy un neutre, î Paul Seippel en avait vu quelques aspects au

point d'en composer un gros volume. Les Deux Franccs^ dont le titre et l'esprit furent repoussés par nous à l'égal du blasphème de notre unité historique. Il n y a pas deux France, lui ropIi(|uAmes-nous. 11 y a la France une et indivisible et tout alentour, les cfTets politiques d'une vieille erreur empruntée aux barbares germains et dont la France est précisément en train de guérir.

Il est permis de croire que les erreurs issues de la série Luther, Rousseau, Kant, comme cette fameuse « liberté de conscience », chère au Temps, et qui ne consiste qu'à persécuter et à calomnier le catholicisme, ou encore cette illustre et très précieuse rêverie de la bonté de l'homme universel, permettant de concevoir une Paix universelle prochaine, toutes ces erreurs déjà déclinantes en 1912, — le Quartier Latin s'en est aperçu au bi-centenaire de Rousseau, — achèveront de passer à l'horizon de la France tandis que les leçons de la guerre et ses autres effets monteront plus haut sur son ciel.

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