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AUPRÈS DES GOUVERNEMENTS ALLIÉS

Ce fut d'abord auprès du Roi d'Angleterre, dans l'armée de qui il avait déjà servi, ensuite auprès du Roi des Belges. Ayant dû quitter la Belgique devant l'invasion, le Prince, rentré en Angleterre, fit, auprès le lord Roberts, son ancien chef, devenu son voisin i Ascot, puis auprès d'Agha-Khan, qu'il avait connu lans rindc. les démarches personnelles que nous ivons racontées. Depuis Monseigneur le Duc d'Or- If ;his, que rien ne décourageait, eut l'occasion de ^ a.lresser en outre à lord Kitchener; enfin voyant l'impossibilité d'aboutir de ce côté, le Prince s'a- ' -a à la Russie, dont la réponse, aussi aimable, ignait de semblables diflicultés.

Il fut bien établi aux yeux de Monseigneur le Duc

' '"' " -.qu'il rencontrerait toujours ces difficultés

s à l'étranger. Leur solution était en France.

Le Prince décida de donner une nouvelle marque

de ses sentiments de haute abnégation, en renouve-

lant auprès du gouvernement franrais une démarche qui témoignerait de sa confiance dans les idées d'union nationale. La guerre, en se prolongeant et en demandant de nouveaux efforts au pays, rendait plus nécessaire le concours unanime de tous. Jous les sentiments qui avaient dicté au Prince son premier télégramme étaient fortifiés par le speclacle que la France en armes ne cesse de donner au monde, et par les nobles surprises qu'elle lui fait chaque jour. La guerre a rendu possibles tant de choses qui ne Tétaient pas auparavant! Du fait de ce progrès des mœurs publiques, ne pouvait-il pas, ne devail-il pas résulter un progrès parallèle dans les conceptions gouvernementales? De toutes façons, le Prince estima devoir épuiser toutes les chances de réaliser son intention première. Le 15 décembre, il écrivit, comme on sail, au Président du Conseil, pour lui proposer, non de violer ou d'abroger la loi d'exil, mais d'en demander aux Chambres la suspension pendant la durée de la guerre. Ainsi se serait résolu, sans dommage pour les principes en présence, l'obstacle tiré de « l'étal de la législation ■ par M. Viviani dans son télégramme d'août. La lettre du Prince est connue : elle a été reproduite par toute la presse aux environs du 20 décembre. Celte fois, la réponse tarda. Monseigneur le Duc d'Orléans voulut bien nous charger d'aller la demander au chef du gouvernement.

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