SECONDE CN
( .'est lo 3 f<^vrier, quinze jours après noire pi*eini«''rc audience, ijue M. Viviani nous fil ronnallre sa réponse, ou plutôt celle du gouvernement tout en lier, car il avail jugé nécessaire de soumettre cl de faire approuver en Conseil des ministres la décision à laquelle il s'était arrêté : le Prince ne pourrait servir dans les armées belges et anglaises parce qu'elles combattent sur le territoire français que la loi d'exil lui interdit, mais on ne verrait aucun inconvénient, on ne ferait aucune objection à ce qu'il prit du service dans l'armée russe. L'ambassadeur de P'rance à Pétrograd était prêt î^ le déclarer an gouvernement du Tsar.
Ce n'est pas sans tristesse que ii«m.- >u>n'ii.^ Ai^n- <eigneur le Duc d'Orléans privé du bonheur de défendre directement le sol français. Nous savions » ependanl qu'il n'en serait pas moins profondément heureux d'être mis à même d'aider à sa délivrance, fut-ce ii l'autre extrémité de l'Europe, dans les rangs de la glorieuse armée du grand-duc Nicolas. En rassurant aussitôt h M. Viviani, nous le remerciâmes, car il nous paraissait que le gouvernement de la République, en entrant ainsi dans la voie désirée par Monseigneur le Duc d'Orléans, s'élevait au-dessus de lui-môme et préférait décidément un intérêt irançais aux partis. Mais encore fallait-il réaliser ce qui n'était jusque-là que le signe d'une idée juste.
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