AU LECTEUR QUI NOUS INTERPELLE
— Vous êtes doués, travailleurs, nous écrit quelqu'un, 'i nom d'une « famille d'ouvriers catholiques », toute .'lits peut vous lire et vous goûter. Mais voulez-vous nn(|uérir le nombre? Il faut alors vous occuper de
•ux qui travaillent....
J'interronfips mon correspondant, qui veut bien oncéder que nous ne sommes pas des oisifs, pour 1 en remercier et Tassurer que personne ne s'occupe plus que nous de nos semblables les travailleurs, l'ersonne même ne s*en occupe autant. Mais nous t)us occupons d'eux à notre manière, qui, à notre ns, enferme et enveloppe les autres. Tout notre. (Tort tend à donner au travail, à l'activité de la rance, cet organe de défense et de régulation, de ,'uis.sance et d'ordre qui lui fait défaut. Faute de 1 MiL'ane en question, tous les abus les plus cruels deviennent non seulement possibles, mais inévitables. La plupart du temps ces abus sont engendrés :\T cette lacune.
Mon correspondant, qui désire nous voir aborder lirectement et dans leur détail ces abus, les cite :
Il y a l'exploitation de la main-d'œuvre des réfugiés;
Il y a les fournisseurs de l'armée qui font travailler \r'S femmes à des salaires de famine ;
Il y a les mauvais patrons qui ont abaissé les salaires niors que les bénéfices ont augmenté ;
Il y a les mauvais patrons, riches, millionnaires, qui
renvoient sans rien, de vieux collaborateurs de 7*0 ans et plus qui les ont enrichis et à qui ils donnaient de pauvres salaires.
« Beaucoup de ces patrons sont catholiques: que feraient-ils sous la monarchie ! »
Cela, c'est une digression, mais j'y répondrai tout d'abord.