CE QU'ON M LLLH DIT PAS
..luu. i r[ prêt à dire « oui » à tout. Ah ! mon poteau !... Kt moi j'Ieur dis qu'ils vont trouver des hommes qu
ne s'en laisseront pas •>..»- M-tniif ils n'»'n ont ja"
iiKiis vu avant ! *
L'homme sait ce qu'il dit. Je n'ai pas à le faire parler, ni môme à juger ses sentiments. Il exprime -es résolutions. Cela le regarde. Mais, du point de vue général et national, supérieur au moi de chacun, une chose est certaine. Le titre du prolétaire-citoyen sera désormais accru de son litre de combattant. Il avait des devoirs de patriote : mieux il les aura remplis, plus il aura de droits, je veux dire d'hypothèques sur la gratitude de la communauté. Ceux qui voudraient nier celte dette sont de grands fous, ou leur cervelle est logée dans le même endroit que leur cœur, c'est-à-dire infiniment bas.
Jamais la nécessité d'une politique sociale hardie, généreuse, cordiale, large, prévoyante ne sera plus urgente qu'après la guerre. Jamais l'Étal n'aura le devoir plus étroit de se montrer sans ironie, une providence. Jamais il ne sera plus sévèrement tenu à se défier d'un étatisme stérile et à utiliser pour de larges bienfaits publics toutes les forces sociales qui seront à sa portée, ou se mettront à son service. Si le combattant est d'humeur à parler haut, son droit ne sera pas plus douteux que les obligations de la société envers lui, que la nécessité quasiment vitale où elle sera mise de remplir ce devoir.