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L'APPEL AU ROI

16 mai 1915.

Comme la politniue etraiiL ! l'opinion républicaine ne peut manquer d« i- - mbler ù sa politique intérieure, les journaux démocrates qui dis cutent des événements si curieux et si instructifs qui se passent en Italie, s'en prennent au pape, c'est-à-dire qu'au lieu d'ouvrir les yeux, de regarder, d'essayer de juger et de raisonner, ils crient à tuetéte ce que leur souffle le parti-pris, la passion ou, tout bêtement, l'erreur historique ; c'est-à-dire encore que, mécontents de ne pas compter d'ores et déjà un ami et un allié nouveau, ils font tout ce qui dépend de leur encre et de leur plume pour se constituer un nouvel ennemi. Par bonheur, l'amitié et l'inimitié du Vatican ne sont pas dans la dépendance de cette littérature.

La papauté qui a réhabilité Jeanne d'Arc est assez forte pour rétablir la vérité sur son propre rôle quand elle en jugera le moment venu. Abstraction faite de ces insanités anticléricales, la presse de gauche, à peu près tout entière, fait un appel au Roi. — Même Hervé? — Même Hervé. Quant au Temps, il allait avant-hier soir jusqu'à prendre conscience d'une situation qui n'est aucunement particulière à la péninsule. Ci :

Le roi Victor-Emmanuel doit prendre paru et choisir entre une politique électorale qui se survit et la volonté unanime du pays. M. Salandra et ses collègues quittent

le pouvoir parce que, disent-ils, iU ne se sentent pas soutenus par runaniiinté des p;•^ti^. Mais en drhors oi au-dessus de c^r partis, débris du paasé, il y a l'ilalie une et ardente, ({ui, du nord au bud, manifeste sa volonté et ses aspirations. Il y a la d)naslic, qui n'a jamais manqué à l'tippel du pays el qui arbitrera le débat passager entre ceux qui veulent vivre et grandir et ceux qui s'obstinent à marchander des bénélices illusoires. Au fond, la situation n'a pas changé, et entre l'intrigue superficielle et le sentiment profond de tout un peuplo r»» n>sl pns l'ititriî^tt^. ' •^'

Nous ne prétendons pas que ce tableau soiL tout à lait exact, raais il est tracé pHr le Temps. (Jue les choses d'Italie soient ou ne soient pas telles, c'est ainsi que nous les présente le Temps : un conflit entre l'avenir profond et un intérêt superficiel du présent, entre la politique électorale, ou politique des partis, et les aspirations de l'Italie uneetardente, un débat entre la dynastie, organe, dit le Ternes, du senliraent national, et les intrigants qui marchandent dans l'assemblée...

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