‹ Les conditions de la victoireChapitre 170 sur 204 · LA PHILOSOPHIE DU MARAUD · texte numérisé non relu

LA PHILOSOPHIE DU MARAUD

< ... ^(land on pense que dans certains milieux que « nous appelions réactionnaires avant l'union sacrée, € on nous chantait tous les malins, depuis des années, « que la République était incapable d'avoir des armées € et d'avoir une diplomatie.... •

Depuis des années, n'est pas mal : cela date de la fondation de la République! Mais le on dédaigneux me paraît mieux encore. « On », c'était Ernest Renan, « On » c'était Anatole France.

Comme avec irrévérence Parle des dieux ce maraud i

Mais le maraud Gustave Hervé, à qui nous venons d'emprunter ces li«(nes pleines d'insolence est aussi un gobe-mouches incapable de se rendre compte de ce qui dépasse le bout de son nez. Le sens des mots, par exemple, lui échappe complètement.

Personne ne lui a dit que la République était incapable d'avoir des armées, ni d'obtenir la victoire: on lui a dit que, ces armées, quand elle en a, elle les tient mal et que la victoire est plus coûteuse pour elle, car si elle fait la guerre, elle excelle à ne point la préparer. Personne n'a dit à Hervé que la République ne pouvait avoir de diplomatie, on lui a dit qu'elle ne pouvait pas avoir de politique extérieure, ce qui n'est pas la même chose, ce qui est même tout opposé. Avec une diplomatie plausible, surtout

if: parlement se rf!unit.

avec un corps diplomatique de premier ordre, servi par le renom de rinlelligence et du tact français, le régime républicain n a abouti qu'à ces trois échecs mémorables : Fachoda, Tanger, Agadir. Voilà ce qu'on a dit à Hervé. Le comprendra-il?

Maintenant nous avons une politique extérieure comme nous avons une action militaire. L'une et Taulre sont imposées par révénement : en bon français par la présence de l'ennemi, il est malheureux que dix déparlements soient envahis. Mais il serait plus malheureux encore de ne pas tirer de cette invasion le profit intellectuel, la haute leçon qu'elle comporte, savoir que la pression allemande nous impose la cohésion et la continuité qui nous faisait défaut; elles recommenceront à nous faire défaut quand cette pression cessera et que la guerre sera finie. Le beau génie fédérateur du Grand Boche Guillaume II qui mit tour à tour contre lui la Serbie, le Monténégro, la Russie, la France, la Belgique, l'Angleterre, le Japon, a complété son encerclement en mettant avec nous, de par les nécessités de sa politique générale, le roi d'Italie et son peuple; mais, Guillaume II disparu, l'inimitié boche effondrée, ce bel ennemi qui nous manœuvrait pour notre bien, sera détruit et nous risquerons de nouveau d'être manœuvres pour notre mal si nous restons en République, c'est-à-dire si nous ne trouvons pas le moyen d'avoir un gouvernement qui manœuvre nu lieu d'être manœuvré, qui soit actif et non passif

L'ITALIE INTEflVIENT! W5

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