‹ Les conditions de la victoireChapitre 173 sur 204 · DE QUELQUES PIEUSES LÉGENDES · texte numérisé non relu

DE QUELQUES PIEUSES LÉGENDES

Il fallait rappeler la vérité en présence d'une déformation qui correspond à de grands intérêts de parti, mais qui menace l'intérêt national.

On a déjà tenté de donner à la vie de Jaurès cette allure et celte altitude d'un saint ou d'un héros de la défense nationale. • Ah! si on l'avait entendu! Ah! s'il eût été écouté! » gémissent d'un ton pénétré un certain nombre d'imposteurs de profession. Nous avons été des premiers à nous incliner devant la tombe de Jaurès, ouverte sous ses pas par une défense âpre et tenace de ses idées. Mais ces idées étaient assez connues, elles avaient assez agi, elles s'étaient insinuées ou imposées en d'assez hauts lieux pour être définies telles qu'elles furent et non tout au rebours de leur être constant. Jaurès était contre et non pour les armements. Jaurès était

contre et non pour une politique où la défense nationale eût occupé le pmmier rang, Jaurès était contre et non pour ce qui eût préparé et par là même prévenu les malheurs d'une longue guerre. Ses feintes de politique ou de littérature parlementaire n'ont pas à être prises argent comptant. Il y a là un nouveau faux que l'on prépare.

Pour rétablir la vérité nous serons là.

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