‹ Les conditions de la victoireChapitre 24 sur 204 · LA SOUVERAINETÉ DU SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

LA SOUVERAINETÉ DU SALUT PUBLIC

Le Parlement aurait pu froncer le sourcil. 11 n'en a rien fait. S'il l'eût fait, il eût vite repris sa sérénité. M. Viviani lui chantait, en elTel, de belles litanie- : ... expression et garantie de nos libertés... contrôle nécessaire... confiance indispensable.... Tels étaient les saints noms sous lesquels s'entendait invoquer la Chambre,

Les pieds sur la Inno. nu foini liii ri.-' l>' ••"

Puis ont éclaté en fanfare ces mots qui eiaieut tout neufs : • Demain comme hier, sa souveraineté sera toujours obéie. C'est celle souveraineté mémo.... »

La souverauieté du Parlement! Nous ne connaissions jusqu'ici que la souveraineté du peuple. Le Parlement n'était que représentation et délégation du souverain. C'est lui le souverain à présent? Belle promotion! magnifique cadeau de Noél! A moins que it nn simple gAteau emmiellé présenté

LA UIJ-LAHA I iU.N [HJ i lUL \ I.IUM:.ML> I . .'>7

'^iix gueules du monstre par 1" »«.'»« qui fait la 'Scenle aux enfers.

L orateur ministériel, voulant tleuiander beaucoup i\f sacrilices, a commencé par apporter de son côté lelques hosties. La nation dépouillée du titre souverain ne protestera pas, d'abord parce qu'elle n'eut jamais souci de ce titre, ensuite parce que le .seul organe de protestation, qui Serait la Chambre, ne dira mot d'une usurpation dont le profit est tout pour lui.

Usurpateurs ou non, les parlementaires, il faut le

redire, se sont tenus fort convenablement. Il n'est

que juste de mentionner l'acte de la commission

d*enquéte nommée pour enquêter sur l'élection de

M. Groussau, à Lille, et qui propose de renoncer à

ce vain elTort. De son côté, M. Fournol, ancien

pulé de l'Aveyron, s'est honoré eu demandant

ibandon de l'enquête sur l'élection de M. Xavier de

istelnau. Les partis concurrents cèdent à l'union

ilionale. L'idée de la paix nécessaire triomphe de

1 égoïsme et des passions de tous. Rien de plus

utile ni de plus beau : c'est la substitution de la

•uveraineté du salut public aux caprices et aux

. ...A» . .K..;,.^.,...; >;ous la saluons de toute noire

Page 1