A FAUSSE UNION SACRÉE
... Celle hurlante insolence de raccouplemcnl de
mis qu'il s'était permis est aggravée par le cora-
lentaire du Temp^. On peut avoir goût h Voltaire
. I trouver, par exemple, dans le petit poème en
prose qu'il a intitulé Candi'leow T O/j/tmisme, le chef-
< l'œuvre de l'amertume, mais je défie qu'on découvre
lans ce petit livre, le meilleur, le plus mauvais, le
"ul qu'ail écrit Voltaire, rien qui présente ce carac-
*re de * noble » ou de « grand » que veut faire
••connaître le Temps à toute œuvre française cl
lue, précisément Voltaire, Français, à sa mode, n'a
imais mérité. L'emphatique rapprochement établi
aire Voltaire et le Saint de la Charité offensera les
itholiques et dégoûtera les lettrés. C'est assez ce
jii'on risque à suivre les directions de M. Reinach
• Il les fureurs du fanalisFne historique.
Car enfîn, pour en revenir au point de départ du fempSy nos six ou sept cent mille protestants français •ni, certes, tous les droits h être défendus, d'autant plus, d'autant mieux qu'ils font leur devoir militaire . l civique comme les autres; mais leur cause est -iislincle en celle de Luther et ce n'est point mal parler d'eux que de noter qu'il y a quarante millions de luthériens en Allemagne, que cela compte dans l'économie de la race et du génie allemand, que Guillaume II est piéliste ou que Martin Luther a per-
sonnifié riiomrne allemand d'après raiiletir allemand qui dressa la doclriiie de rallemanilc.... A voir le Temps se formaliser de si loin, on peut se demander de quoi il ne se formaliserait pas et si Tunion sacrée ne veut point dire simplement pour lui un silence dévoué au seul intérêt de sa secte et de sa faction.