LES MÉTÈQUES
■r) janvier 4915.
. . . Nous écrivions, il y a quinze ans : VÉtat mélèquc — Cro}ez-vous? disait un ami : il y a (/tî^ mélèciues. Les jugez- vous unis, groupés, unifiés autour d'un Étal?... Or, rAllemagne avait pris la direction de tous les éléments hétérogènes en suspension dans les milieux français. Elle lavait prise si bien que beaucoup d'étrangers domiciliés, retournés par la guerre en faveur de la France, avaient par aveuglement ou routine, longtemps subi les directions et les intérêts germaniques.
La lumière s'est faite, mais il faut l'avouer, de triste façon. Elle n'est pas venue par les organes nobles de la vue et de la pensée. Les Français avertis, à qui des monceaux de documents irréfutables avaient été soumis dans la Cocarde de Barrés, dans notre vieille revue à' Action française^ dans nos anciennes campagnes de la Gazette de France et dans ce journal où VAvant'Guen^e fulgurait, les Français n'ont pas dit : — C'est vrai ! c'est clair î le mal est là ! voilà l'endroit où porter le fer et le feu ! Non. Ni la pensée, ni la parole, ni l'imagination, ni la pas.sion n'ont renseigné leur gouvoniornont