I.LIAI MAJUH Kl LL ^u
môme pas trouvé la mention. Mais, tel qu'il se pose
iiijourd'liui entre le Temps et nous, le débat n'était
môme pas imaginable ni concevable à celte époque
de I89i>. Car, si le commandant Uucros n'eût point
passé pour nourrir une obscure rancun»* contre s«»n
■ ■■ -^Ire de I8'J5-I895, jamais le Parti juif n'eftt
• à se mettre en quéle de lui. Et si le général
iercier n'avait pas eu à mécontenter ce rival du colo-
"l Déport, à * méconnaître » les mérites du canon
Hjcros, à semi»lcr leur préférer les mérites du con-
irrent, la colère de l'inventeur d'ailleurs droit et
val n'eût jamais éclaté, n eût jamais été exploitée.
<• choix du canon Déport par le général Mercier
était alors un fait matériel acquis, admis, connu de
tous.
Mais, dit à peu près Joseph de Maistre, on contesterait la table de multiplication si elle gênait les nnssions et les intérêts. Tel est le sort des vérités de it. Celle-ci était indilTérente en 1899. Elle agite et irrite en t9U.
Au siècle dernier, la valeur du 75 n*était que préimée encore : la guerre du Maroc en donna les premières vérifications en 1907. L'utilité croissante du canon commençait à le rendre litigieux, ses t liomphes du temps présent devant faire écrire à de libres esprils étrangers amis de la France, comme à notre confrère espagnol Azorin, que € Mercier eut véritable triomphateur de cette guerre européemh- » . -s vérités embarrassantes, mais qui reposent sur •^ solides réalités du passé, doivent causer un folérable supplice au Temps comme à tous ceux • i*n. plus ou moins, trempèrent dans le flot de
iîfO LE PARLEMENT SE HEUNIT.
sales insultes dont le général Mercier a été abreuvé. Un misérable journaliste qui a écrit ce livre de trahison, VEniyme allemande, est aussi le môme qui proférait au conseil de guerre de Rennes le cri d' « A bas Mercier! » : il a été fait chevalier de la Légion d'honneur. Ne pouvant rendre au général Mercier ni la justice ni l'hommage qui sont dus, l'anonyme du Temps a dû se condamner à ne pas prononcer ce nom plein de gloire : notre confrère sera-t-il décoré pour ce tour de force réitéré. Après tout est-ce déjà fait si, comme on peut le croire, l'auteur de cet article n*esl autre que M. Georges Bourdon en personne.