‹ Les conditions de la victoireChapitre 65 sur 204 · L'INTERNATIONALE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

L'INTERNATIONALE CATHOLIQUE

. . Beaucoup de catholiques français ont bien voulu me dire, en particulier et en public, dans leurs s et dans leurs journaux, combien ils avaient )uvé le point de vue proposé ici par notre alionalisme, sur le rapport du catholicisme et des I liions. J'ai reçu, en revanche, vendredi dernier, la ontradiclion aussi courtoise que ferme, mais aussi rrae que courtoise, d'un écrivain et d'un journal [lie je ne veux point nommer sans leur présenter out d'abord l'expression et l'hommage de nos sentiments d'admiration et de dévouement : le XX' siècle le Bruxelles, qui parait aujourd'hui au Havre, et iQ directeur, M. Fernand Neuray, qui a suivi la fortune de son gouvernement et de son État. Pro- '')ndément catholique et patriote, le publiciste belge •uffre deux fois. 11 a droit à un double respect de notre part. J'ai lu son éloquente contradiction avec latlention et la sympathie dont elle était digne, ibstraction faite de la pei*sonne de son auteur. Et, ersistant dans le premier sentiment que j'ai énoncé, j aurai, on le verra, la joie et le droit d'abonder dans le même sens que cet hôte et que cet ami.

Je rappelle ami, comme allié, comme coopéra-

teur, comme combattant, mais ce nom me vient

lussi naturellement à la pensée parce que je lui vois

-xprimer sur les relations du nationalisme et de

\'i» LE PARLEMENT SE REUNIT.

rintoinalionale, quelques idées qui concordent avec les nôtres. Il y a « un dosage convenable du nationalisme et de rinternationalisme > qui fait « la sanlé des nations ». Ces sentiments sont « difTérenls », non « exclusifs » : « il faut » — et c'est là une parole aussi bonne que bell' 1 faut », dit M. Fernand

Neuray, « que les hoiiiiiit's vivent sur la terre et qu'ils regardent au ciel ». Que le catholicisme soit la force internationale la plus bienfaisante, M. Fernand Neuray l'admet certes et l'admettrait encore s'il n'était pas catholique. Mais, dans sa douleur, il admet aussi ce que j'ai nié : l'internationale catholique a, selon lui, suivi le sort des autres internationales, elle a été emportée comme elles par la tempête guerrière, elle a fait la môme faillite qu'elles.

Certes, il met hors de cause le Saint-Siège : pour des raisons de religion et de respect et aussi pour des raisons de justice et de bon sens, les raisons m<^mes que j'ai présentées ici, notamment parce que l'action pontilicale ne s'épuise pas dans ses seuls actes publics, lesquels ne sauraient donc suffire à la définir. M. Fernand Neuray ne prend pas j^arde que voilà déjà une exception considérable à la règle de faillite universelle posée par lui. Qu'est devenu le bureau de Bruxelles, qui présidait aux alTaires de l'internationale ou\rière? Cet organe central est dissous. L'organe central, l'organe romain, de Tinternationale catholique subsiste et agit. Ce n'est pas tout que de garder sa tête sur ses épaules, mais mfin c'est déjà quelque chose : ce n'est pas rien.

Page 1