‹ Les conditions de la victoireChapitre 67 sur 204 · LA SEULE INTERNATIONALE QUI TIENNE · texte numérisé non relu

LA SEULE INTERNATIONALE QUI TIENNE

Ce n'est pas seulement du mardi 2 février que j'ai fait valoir l'importance de ce point de vue, et puisque M. Fernand Neuray me demande où j'ai pu voir « des signes iTémotion chez les catholiques allemands « après V arrestation du Cardinal Mercier », je puis l'assurer que ce n'est pas en rêve, ni en chevauchant aucun animal fabuleux, mais voilà bientôt un mois, j'écrivais ici, sous le titre: « La seule Internationale qui tienne », les textes et les falN ^«î»- '-^^quels s'appuyait mon sentiment :

... Que me fait-on lire dans le Matin d'hier? Cette (l.j.e'che d'Amsterdam qui est venue par Londres, deux voies «lui ne sont pas suspectes de papisme:

« lies télégrammes de Berlin annoncent que l'arres- « talion du cardinal Mercier a jeté la consternation c parmi les catholiques d'Alleniagne.

t Les clu'fs du parti catholique (t7 8*agit des chefs de c ce parti au Beichstag] expriment ouvertement leur « rejrr^t '1- '^ in^^ni-.. nrjse à l'égard du car-'^irv» '••"

c sure qu'ils considèrent comme une maladresse imt pardonnable. »

El celte annonce du murmure catholique, cette rumeur du mécontement d'un groupe nombreux au Reichstag suivant de près la nouvelle des mauvais traitements infligés à un prince de l'Eglise, aboutit sans retard au démenti signalé hier et (jui constitue soit le fait, soit l'amorce du retrait pur et simple des mesures prises contre le cardinal.

L'Internationale socialiste n'a rien pu ni voulu pouvoir dans les assemblées du Reichstag; le Reichstag n'est pas réuni, et l'Internationale catholique y fait sentir tout de même son infliuTire....

Celte internationalité est véritable, elle est réelle, voilà ce que j'ai dit et ce que je maintiens. Si, à présent, l'on dit que cette réalité manque de la puissance qu'on lui voudrait, tout esprit juste et tout cœur bien placé le dira ; si l'on ajoute que son action, ébauchée sur un point, aurait dû s'exercer sur un autre, on me transporte dans un ordre d'idées tout à fait différent de celui où j'avais placé mes lecteurs : l'internationalité catholique limite la nationalité, voilà le fait que j'avais constaté. Mais la limitc-t-ello assez? Place-t-elle celte limite trop prés ou trop I<^n^^ C'est une autre question qui ne me regarde pa-

Les soldais du roi de Prusse ont pu égorger des prôtres, violenter des religieuses, brûler des églises, saccager des trésors de science sacrée sans émouvoir les senlimonls dos catholiques allemands, et ils se sont ainsi avancés dans cette direction de telle sorte qu'ils ont paru pouvoir y progresser (si l'on peut dire!) indéfiniment. Eh! bien non. Cela !• bien pu ^tre permis, jusqu'à un certain point, i

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