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Dans les années suivantes, les salaires augmentent quelque peu ; en 1862, sur un navire de 300 tonneaux, armé à Hambourg, l’on trouvait 3 matelots à 45 francs (au lieu de 35 francs en 1845) et deux matelots légers à 31 fr. 5o, plus un mousse à 18 francs. En Angleterre ils passent, entre 1870 et 1885, de 62 fr. 50 à 75 francs sur les voiliers et de 62 fr. 5o à 93 fr. 75 sur les vapeurs.
Le matelot français pendant ce temps ne progressait que de 55 à 65 francs, mais la grève de 1900 a relevé dans une large mesure le taux de sa rémunération. Le contrat conclu entre le Syndicat des inscrits et les armateurs, le 10 août 1900, au Havre, établit un tarif dont l'observation est obligatoire dans la rédaction des conditions d’engagement. C’est un exemple typique de contrat collectif. Ce tarif, dit «tarif du Havre », impose les soldes suivantes (1) :
Mousses. . . . . 35 francs Noyices tee NES DO 2) Matelols rem 80 »
(Cinq francs de supplément pour toute fonction à bord : timonier, gabier, etc...)
Souliers 4. 0 20e 40000 francs Chauffeurs Eee rro Deuxièmes maîtres .
Chefs de timonerie ./#120% "»
Capitaine d’armes.
1. J'ai relevé ces chiffres au dos d’une carte de membre du Syndicat des inscrits maritimes du Havre.