‹ Les Conditions du Travail dans la Marine MarchandeChapitre 36 sur 53 · Autran, VIII · texte numérisé non relu

Autran, VIII

2, Autran, X, 552.

général dans la marine marchande est de délivrer le matin, à 7 h. 1/2 environ, un premier déjeuner composé de café avec pain ou biscuit et une ration de tafia de ol.0% contenu dans un récipient appelé « boujaron » (1). Après des travaux pénibles on distribue ordinairement une ration supplémentaire d’eau-de-vie. Tout cela,au moins chez les armateurs du Nordet de l'Ouest, les équipages du Midi étant plus sobres. Parfois même, pour tenir la bordée de quart éveillée, vers 5 heures du matin, au moment où le sommeil gagne les plus énergiques, certaines maisons d'armement (2) accordent un boujaron supplémentaire.

Il est douteux que cette mesure produise le résultat attendu, une ration d’eau-de-vie à jeun (3), ou quand l’homme est déjà fatigué, ne peut qu'être préjudiciable à sa santé et à sa lucidité d’esprit ; contraire, par suite à la sécurité générale en mer.

Sur les paquebots de la Compagnie des Messageries Maritimes, il n’y a pas régulièrement de ration d'alcool. Les distributions, ou buvandes, quand elles ont lieu, sont de o 1.04 de cognac à 40 degrés étendus d’eau et additionnés de sucre. Le cognac n’est donc en aucun cas consommé pur. Les chauffeurs reçoi-

r. Ou qui encore porte le nom bizarre de « bigorneau de la vache », en raison, disent les marins, de ‘son exiguité.

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