‹ Les confessions d'un écolierChapitre 12 sur 26 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

• Je perds connaissance en levoyanl ma mère. — Tableau d'intérieur. — Intervention opportune du général. — Réaction prudente par mon père. — La plus Ijelle récompense. — Un ])on mouvement. — La reconnaissance est de tous les âges. — Je séduis mon oncle Junius. — Faiblesse charmante des héros. — Je reviens à Paris. — Premiers elïets fâcheux de ma transplantation. — 11 s'opère une métamorphose dans mon langage et mes manières. — Comment je l'explique. — M. de Firzac donne le premier l'avis de -m'envoyer en classe. — Nous visitons toutes^es maisons d'éducation du quartier. — Motif de mon grand-père pour m'en éloigner. — Nous faisons une rencontre intéressante. — Conversation dans la rue. — <'-e qui s'ensuit. — Nous visitons l'institution Voizot. — Descripti(in de cet établissement. — J'entre chez M. Voizot en iiualité de demi-pensionnajie. — Je regrette M. Taperet. — Comment se pratiquait l'enseignement à l'institution Voizot. — Tous mes camarades font des progrès, seul je reste en arrière ; pourquoi ? — On me donne un tailleur en vogue. — Inconvénients el ridicules de mon nouveau costume. — Mon père, très-inoccupé, se crée des plaisirs sous prétexte de m'en procurer. — Ses intentions sur mon avenir. — Mes camarades se mocpient de moi. — Comment je réponds à leurs railleries. — Ce que certaines gens appellent du mélange. — Apparition d'Eugène Lemblin, fils d'un portier. — On met à M. Voizot le marché à la main. — Son noble désintéressement. — Ses raisons pour ne jamais céder aux exigences des familles. — Je m'éloigne d'Eugène Lemblin. — Il imite ma conduite. — Pourquoi en vérité je ne l'aimais pas. — L'orgueil me conseille mal. — Nobles sentiments de Lemblin.

— Je cherche à l'humilier. — Sa réserve. — Il éclate enfin. — Singulier dialogue entre lui et moi, singulièrement terminé. — J'agis de mauvaise foi. — Intervention de M. Voizot. — Leçon publique où je n'ai pas le plus beau rôle. — J'étoufl'e de colère et de dépit. — Je bois jusqu'à la lie le calice d'amertume. — Salutaires mais tardives réflexions sur les dani.'ers de l'orgueil. — Je fausse voloutairement le sens des paroles de M. Voizot afin de faire partager à mes parents ma rancune et ma colère. — Je suis sur le point de réussir. — Mon oncle Junius vient renverser mes espérances. — Sage discours qu'il tient dans cette circonstance. — Épisode de Charlemagne et de ses jeunes écoliers, cité à l'appui des sentiments de mon onde. — Je commets une inexcusable indiscrétion. — Comment mon oncle Junius la punit impitoyaitlemeul. — Je retourne chez M. Voizol. — J'accrois ma faute par la manière dont je subis la punition. — Je rends au fond du cœur justice à M. Voizot et à Lemblin. — Je feins de devenir l'ami de celui-ci.

— Une perfidie beaucoup moins rare qu'on ne croit chez Tes enfants. — Lemblin devient l'éditeur responsable de mes sottises volontaires. — Commencement du succès de ma politique. — M. de Firzac éclate. — Le hasard vient à mon secours. — Je fais un compliment pour la fête de ma mère. — Ce que M. Voizot pensait du compliment. — Petite statistique classique à l'usage des familles.— L'ourse (jui étoufi'e ses petits à force de tendresse. — M. Voizot se mêle de ce qui ne le regarde pas. — Le scandale qu'il cause dans ma i'amille. — Mon oncle Junius lui donne hautement raison. — M. de Firzac souille le feu. — Il remporte entin.

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