CHAPITRE X
J'entre en lioslililés avec Maurice. — 11 siiLit l'oslracisme, son orgueil s'humilie. — .le m'cndnrcis contre les témoiimaues de son repentir. — Poiniiiini une sage tolérance est la première vertu de riioiiime en société. — Non, la vengeance n'est pas le plaisir des dieux. — Maurice fait des avances aux élèves les plus dédaignés. — Maurice ne s'humilie que pour se redresser plus haut.
— Il adopte un plan -machiavélique. — Comment il le suit. — Son caractère se révèle sous une face nouvelle. — Maurice regagne peu à peu son influence sur ses camarades. — Comment s'établissent les relations entre les mauvais élèves et les bons élèves d'une classe. — Les intermédiaires. — Maurice adopte toutes les formes et tous les langages. — Il descend jusqu'à la plus hasse tlatlerie. — On commence à s'éloigner de moi. — On m'abandonne. — Mon dé|iit et ma colère. — Analyse d'une petite scène de famille. — Les ruses maternelles. — l'ne lecture du soir. — Conversation cxpausive entre ma mère cl moi. — Je me confesse sans le savoir. — Ma conliance est si naïve (|u'ello ressemble à un calcul. — Digression par apostrophe. — Nos maîtres remplacent nos parents. — Malgré ma bonne volonté je ne puis me persuader cette vérité.
— Pourquoi ? — Mon fils, si tu veux être aimé, il faut aimer les autres. — Les raisons pour lesquelles je n'avais pas avoué plus tut la vérité à ma mère. — Les mauvaises raisons. — Les bonnes. — Exclamations graduées. — Pourquoi ma mère refuse de m'exprimer sa pensée sur le compte de mon maître. — Mes fautes sont clairement analysées. — ^lon amour pour ma mère m'arrache une dernière vérité didicile à extirper. — Mon oncle Junius survient mal à propos. — H m'oblige à continuer mes confidences en sa présence. — Ma gène. — Mon oncle me donne tort, selon son habitude. — Je cherche à changer le terrain de la conversation. — Mon oncle m'y ramène. — Ma mère s'ellorce de rétablir les faits dans leiu- véritable jour. — Rudesse de mon oncle. — Il m'accuse de calcul, de pertidie, de llattcric intéressée. — Il blesse ma mère. — Je me livre à un mouvement d'indignalion. — Ma mère me justifie par un geste et un baiser. — Je trouve le courage de répondre énergiquement à mon oncle. — Comment une trop grande méfiance envers les enfants leur enseigne la dissimulation. — Mon oncle me fait presque des excuses, mais si noblement que j'en suis ému ju.*qii'au\ larmes. — Quel(iucs mots entrecoupés d'un monologue intéres.'^ant. — Pourquoi mon oncle s'obstine à me faire retourner à finstitulion lîernardet. — La neutralité de ma mère m'encourage dans ma résistance. — Ma mère cède à la nécessité, mais avec dépit.— Je cède comme elle en me promettant de faire triompher sa volonté secrète. — Mon père de retour est mis en avant par mon oncle.
— H bal en retraite et se fait un rempart de ma mère.— Fausse position. — Dans les yeux de mon père, je lis ce ([ui se passe en son cieur. — Danger pour les parents de ne pas veiller assez attentivement sur eux-mêmes devant leurs enfants.
— Perspicacité de ceux-ci. — Uéllexion sur l'antagonisme latent qui se produit presque partout entre les menilires d'une même famille.