‹ Les confessions d'un révolutionnaire pour servir à l'histoire de la Révolution de Février (volume 2)Chapitre 11 sur 13 · XIX. — 16 avril : E.vprdîlîojo de Rome · texte numérisé non relu

XIX. — 16 avril : E.vprdîlîojo de Rome

Mes lecteurs ont remarqué sans doute (|ue les dates révolutionnaires de 18W correbponilent presque jour jionr jour à celles de 1818, otl'rant de plus avec celles-ci une analogie surprenante (te signilication.

En janvier et février 18V8, c'est la (piendle parlementaire de roii|iosition Rarrot avi'c le ministère Guizot-Duchàtel. — Eu janvier et février 18W, nous retrouvons dans le llouveriieinent la même lutte de préro.gaiives. Seulement, le rôle du personnage principal es| riiangé. La première fois il eomliallail contre le gouvernement ; la seconde il (■oinii';l pour le gouvernement.

Le 21 mars 18i9 oftre une pareille coiiiei- (Icnco avec le 17 mars 18'i8. Ici, le parti démocratique vient couvrir de sa [u-otection le pouvoir; les clubs, à la nouvelle (|ue le Couvernelucnt provisoire est menacé, envoient pour le secourir une manifotation de 150.ÜÜ0 hommes.

— En 1849, le pouvoir organise la iierséculion contre la démocratie, et vont porter atteinte au droit de réunion; il allmpic les eluljs. Aussitni le parlement vient en aide aux cilovams ; l’.\sscmblée nationale s’arrête un moment dans la voie de réaction où elle s'esl engagée : le res¬

pect du peuple fait reculer le gouvernemenl.'

.Même rappnrt de signilienlimi cl d'aiialoede pour le K) avril. Lr 10 avril 18'(8. la démneratie soci;dis|e pre^^e le (liiiiveriiemenl provi--

avril 18’i9. le goiivernemi'iil de l.imis lîmiaparleorganise une expièliliem emilre n'ile idév. Trente milli' hommes iiûiir n'iablirla l’a|iaiité: viiil.'i la ré'piinse à la pétition du l.uvem-

i'iidora'l’ii'm '(ies'mm'ïels. la Pro'vidmici' ci li''i'lâ-

lldilim liamil, l.i'oii l'aiiclii'r. le diieli'imdre et le malllmsien. ont l’ail Imir ouivre : M.de Fai- Imiv, |i, jésuite. \a entrer en sn'me.

'l'mil a l'Ié dit. au puinl île vue pnlitiqiic. SOI' !',ail,aire d,' lliune. Les tait- muiI enmm-,.

miinii> • Irs |■(''Sllllal,. iimis arrivent cliaqiie jiuir plim limiieux il plus d('■p|ll|■,ables,

Il reste a expliquer le sens pi,il„<u,.|,iqu„ et reviilnlimmaii'e de rette expedilimi. qui‘ l,a Mi'lltaeiie a eomlaallii,'. ipie j'.ai enmli,allm' mni-méme. et ciiiilre Laipielli’je pnilesie cii-

pn'avdeille e L'est un lioi du sÜMde, la l’aiilnrilé : c

eiliqi

Eue,

II- ||| prineipe d’,ail|nril,‘ s', 'si p;ii' la uiaili de Louis Itodmie ipie la.m(‘lempsyeiiso

qu’elles oiu fait durant leur [aMiii poiireiirépafi'fli'mal?

‘ ipii fut. au eommeiieemeiil iiiuliealiiiii la plus haute de I lîonaparle ,pii en devieiil, ■s. la pins irlaumte némiliun.

.l'ai rapporté' deipielle manii'r,' le Louveruemeiit. lomb,'' entre les mains de Lmiis lioiianarle.av.ail cnmmeneé asedi'inolir. d'aboi'd ii,ai' la proposition Raleau. ensuite par le projet d'j

IC" (UNFEWON?

pulilic. iraccordpi' ic pouvoir ot la likrlé. De- |mi51790. les partisans du système constitutioniifl sï sont surtout occupés de cet accord ; cliacune de nos constitutions, même celle do 93. a ete un es.sai d application de leur théorie. Tous ont prétendu successivement avoir résolu le prol.'lcine. et tous ont successivement éclioué àl'œu- 11' .iunnii" (le la Charte de 1830 s’étaieiii surtout Haltes de donner cette solution, et sil (-xpérience n'avait pas celte fois plus que les aulo'-s. confirmé la Üiéorie. c'était, affirmait fopposiiioii Barrot, la faute de la couronne et ilc -Ses minisires, qui, par une collusion déloyale, faussaient f institution ; c'étaienl, au dire de, radieaux.la dualité des chambres,la sépaialiou des pouvoirs, la prérogative monarchique, le prixilc'ae électoral. (|ui on étaient cause.

lViuri[ue l'expérience fût décisive, il fallait donc (|u'e!le ivnnU toutes les conditioas exisi'-es h In l'i-iis par les dynastiques et par les ra-

Or. roiiiine la société, dans sa marche pruuressive. épuise toutes les transitions elifadiiii'! pasii'inijainliemens. il devait arriver, d’un eèii', ilue la Oinsiitution lut modifiée au sens des t.iliieaux, de foutre, (jue le pouvoir fût donné aux hommes d(} l'o|iposilion (dynastique, alin que l'on sût h (|noi s'en tenir siir la probabilité de la ilexi--,- adoptée jusqu'il ce jour partons les paiti' : Araml de la Likvlé cl du Pouvoir.

I lu (dxservera peut-être que l'épreuve fourme par la Cunsliiulioii de 18i8 ne peut être remudim comiiie décisive, attendu que la Constiiulion n'est point aiisolumenl telle, avec son tVf-

il ressencc de la motian; la Constitution, la

ne t.onis Bonaparte aurait quitté le far, ■t .pfil no reslernil n la t(‘to du jiouvm fuite M. B,arr.il, axer le conseil des m.

rim et l'autre a la nomination def.t- ■■'.\veelainajiiril('Mler.\s,semh!cei('mi' tour soiivei'ain et M. de Falloux pmi e. la giK'riv (Yinlro la Bt'puLtliiiue i" in(li(iuée d'avance par la sotte piea

de 'cal- i UK.iir va nous ! la re ,' 1 (^ 11 , ns i iM-es,

ninl !

de (Mi.til i l'xuidc

es jionvoirs. en déiiartaseant f ' li lîamit serait aujourd'hui rn .i r de l'absence d'une aiauiL'i'.

liaiRe, adoiiflu que c'est lui qui gouvcine et riu'il a la majorité.

[^Constitution de 18i8, avec la présence aux ail'aires de l’ancienne opposition, réunit donc toutes les conditions de sincérité et d'énidence désirables : l’épreuve, il faut l'espérer, sera définitive.

Eh bien! le résultat de cette éprouve, la journée du 21 mars nous l'a fait coniudlre :

'c'est que le gouvernement, contradictoire dans son essence, est encore en contradiction tivec .son objet, avec la liberté. .Mise en demeure de fournir sa solution, rOpnosilioii dynastique iiousarépondu, parla bouche de Léon Faucher, comme les républicains de la veilh' l'avaioul fait par la bouche de M. Marie : Nous nous sommes /rompes!Les institutions républicaine,s. la liberté do la presse, le droit d’assncialinn et de réunion, dépassent la niesnre du pouvoir. Il faut imposer des limites à la liberti', sans (piui le gouverncnieiit ne saurait répondre de l'orilre 1

Le dilemme s'est donc resserré, la fonnule est devenue plus énergii[uc ;

Ou poiul de libcric,

Ou point de gouvernement.

Tel est le sens de la loi sur les clubs, et de la dernière loi sur la presse.

.■Ainsi , le gouvernemeni du 10 déceinlire n'existo ([ue comme démonslrulion ré'volulionnaire, conimeréductiouàrahsnrde du prinripe d'autorité. Chaque pas qu'il fait est un argument q*’il adresse ,à la liberté • «Tue-moi. ou je le » tue, lui dit-il. » — Nous allons le voir gi'ué'raliser la formule regnicidr. eu invo(piaiU l oii- Iro la liberté (jui le poursuit sa dennéi i' e-pi'raiice, le droit divin, en se réfugiant dans le tlernior asyle, la papauté.

Page 1