‹ Les confessions d'un révolutionnaire pour servir à l'histoire de la Révolution de Février (volume 2)Chapitre 4 sur 13 · VI. — *>4 Février : Gouvcrnenieut provisoire · texte numérisé non relu

VI. — *>4 Février : Gouvcrnenieut provisoire

J ai dit (pielipie jiart que la société est une mciiiiihysi'iiie en ac/imi. une sorte de logique qui se j nie en iiroverlx'S. Ce cpie l'étude uénéi-ale de l'iiistoire et celle jilus approfondie de l'économie politiepte m'avaient révélé, les é-vé-nemens accomplis deiniis deux ans me l'ont fait toucher du doigt.

Tout gouvernement s'établit en contradiction de celui qui l'a précédé ; c'est là sa raison d'évoluer. sion titreàl’existence. Le gouvernement de juillet fut une opp<asilion à la lésitiniité; la

I légitimité une opposition à l'Empire; celui-ci une opposition au Directoire, lequel s’était établi en haine de la Convention, convoquée ellemême pour en finir avec la monarchie mal réffirmée de Louis XM.

Ü’aprèscette loi d’évolution, le gouvernemenl de Louis-Pliilippe, renversé inopinément, appelait son contraire. Le i't février avait eu lieu la déc'iicance du Capital ; le 25 fut inauguré le gouvernement du Trarail. Le décret du Gouvernement provisoire qui garantit le droit au travail fut l'acte de naissance de la République de février. Dieu fallait-il six mille ansd’argumens révolutionnaires pour nous amener à

Voici dune la théorie antinondque confirmi'f de ni niveau par Texpérience ; ipie ceux qui n'ailniettent dans la direction des affaires humainesaucuiie philosophie etqui rapportent tout à line puissance iiivisihle. nous disent eiiliii commeul ^ la raison explique tout, même l'er-

N'on Seulement la succe-;sicin du gouvernement des travailleui-s à celui des ea|)italisles était Ionique, elle était juste. Le capital, qui i'était posé comme principe et lin des instituions sociales, ii'avait pu se soutenir; on avait acipiis la preuve que. loin d'èlre priiicipe, il est iiroilull, et que la propriété, pas jilus que le droit divin ou le sahre, ii'esl la force muirice et plastiipie de la société. Après avoir tout coiTompu. la théorie cajiitaliste avait fait iiéi icliter le cajiital même.

Les faits, à cet égard, étaient llagrans; leur lémoignage parlait haut. Au moment de la Révolution de février, le commerce et l'indnslrie. en souffrance de]mis )ihisieurs anné'es, étaient lans nue stagnation afiligeante, l'agriculture ohérée. les ateliers en chômage, les magasins regofgeani de iléhouchés, les finanees del'Eial ussi maltraitées que celles des particuliers. .Malgré l'accroissement périodiipie du budget. qui de 1830 à 1818. s’était progressivom'eijl (‘levé de 1 milliard à 1.500 millions, les Chnmires avaient constaté un délicit. suivant les mis de 800 millions, suivant les autres de 1 milliard ; h-s traitemeus de fonetiounairés figuraient seuls dans celle augmentation de fiais jiour une suiiime annuelle de 05 nullions. Les hanrocruies. qui eii 1830 avaient fait une l'évo- Imion au nom de l'intérét, qui avaient promis le gouvernement « tmn marché, qui affectaient le titre d'économistes, bien plus ipie de politiques. les philosophes du [)oi( et de i.-iroi'r ilé- ])eiisaieiU moitié plus que le gouvernement de la légitimité, une fois autant que le gouvernement impérial, sans jiouvuir aligner leurs ri'celtes et leui-s dépenses.

La preuve était faite. Ce n'était pas le ca/hlal. l'agiot, l'usure, le parasitisme, le monopole. que le législateur de 1830 avait voulu dire, c'était le Irnrail. Décidément, le prélemlii

DIX HÉVOLLTIONNAIKE,

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