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LES CO.NFESSIONS
M. rnilnii namii. lit-au-ftiTO df M. Léon-Fauchf'r. jetait fait. ce jnur-Ià. sans le vouluir et sani ?'en (Inuter. l’avocat du jacijliinisiiie, l’orateur de rinfurrecti'.iii. De pareils oxeniples devraient ouvrir les yeiiv. aux liommes qui se disent politique', et leur l'airi' eoiiiprendre com-
ski comnience par résumer, es lii'uv couiiiiiins déliités sur la Pnloene.
see.tans. jamais peut-être et plus si.ileimelle ii'a été is ; elle peut porter tlanf scs
» La France, par sa fori-e que personne ne peut contester, la France usera de cette politique rraiuf'nt répiibliniinc. qui avant tout a ci.iilliance dans la puissiince de rinÉE, ilans la puis- '.-nc“ de la justio'.
De nouveaux cris se fnnt entendre ; IVrc ta P-doene .0
n La qufs=tion polonaise n’est pas seulemcni, ciinuiie on voudrait le faire supposer, une question chevaleresque. Dans la question de Pologne. la rais<5n confirme ce que le cœur inspin’. Le
peuple, avec un instinct admirable, a été droit au xon'D DE LA QUESTiü.x ; il 3 parfaitement compris que, dans la rcstaur itiun de la Pologne se re/iccnlrera l'assise la plus ferme de la paix et de la liberté del'Europe entière.
(Les cris augmentent d'intensité. L'oralenr s'interrompt. Il reprend :)
» Je dis que la pensée populaire andmiralilemeiil saisi le nœud de lacpiestiou, et l'a résolue en liant i'idée de la résurreclion delà Pologne à l'idée de la librrlé.
« Le rélalilissement de la Pologne est la seule garantie d'une iiaix durable et de Xénmmipullon dé/initire des ncuoles.
» Le luonde a compris (paelle a toujours él(t
qu'elle Il'éul lait... «
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le la Chambre des ue un hnini . le peuple :
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c l'Europe, leur P sait être ce quelle était eu ell'el. le soi’ universel, la Révolution de rHumanité )i lialiveilesgouverucmens. Comme Ions le:
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D’I'N UÉVOLl'TtONNAIKE.
vf'<iu-vonti3 aux afiaires, ils avaient senti leurs si'Utimens chevaleresques s'évanouir devant la triste réalité des faits'Dans cette même séance du 15 mai. run deshnnimcs les ]iluslif)iinral)le.s du parti, M. Bastide, alors minislre des allaires l'trangéres. avait déclaré qu’aux yeux de la l'.oiuniission exéciilive. rall'raiifliissi'ineiit de la l'nloiUie était une f/iies/ion de mirerninelè européenne, sur lur/iiellr lu Rèpuhlliiue frnnruise. n'uruU pris quulilé de prononcer seule; et ipi'en ,appeler aux armes sur une all'aire de cette nature, c'était se charger irune puerre inextriealile. et reconuiieiicer. au profit d'une nalioii. re trtie la Saiiile-Alüanee avait l'ail eu 1811 au prolit il'uiie dynaslie.
Ainsi, sur la question même ipii servait ili‘ pri'texte à la inauifeslatioii, la démoeratii'('lait divisi'r; que serail-ce, quand on s'aijereevrait ait pas seuleineuldela l'oi.ipne.
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ment. Barbés, pour conjurer cette .betatnr menaçante, et croyant dé|à tout perdu, se jell datis le llol révolitlionnaire. Il s'einpaiu lie 1 tribune ; f'esl dans voire inlérélù Ions, erie-i il ,à cetix (|ui prolesli'til eottire sa vr'dKhnen
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latil d'apirn'étaienl quelles discoureurscoiuine les autres, et n'i'spérant rien de tous ces troti- 'ertimnens qu'on lui fai.sait remuer eotiiiiie des pavés, il était allé, rAssetiiblée dissoute t'i la si'ance levée, se reposer des émotions île la .iournée.
ha manifestation du 15 mai. foute parlemen¬
taire au commencemenl. soulevait, en deliois de la que.stion du travail, (jui duminail louldeux autres questions fort graves : une quesliiin coitsliltilioiitielle, sttvoir, si, dans tiiie llépublique, le droit de faire la paix et de décla-
. dans les eireonsiauces I la Itépubliquel'ran-
s ''‘'Volutiou de
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lu 1.5 mai. pai' une double lieux questions alTirmaliil le (iiiiivernetnenl ;i la r les Vieux de la ininorili' s du 15 mai ont jiispédilion de Bonte, eiitreli pour servir les iii-
■ que l'on pri''telidait lie Ullerre de propatte i-anse eût l'té plus lent pei'diie par Pinpaix. Le ponvernenielit de '(• lunniiuenl plus d'avaniiililique de li'vrier. porter
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offrait à Tiulriche de mareher sur l’Italie, croit-on, dis-je, (me la Honnie, une fois satisfaite, eût appuyélemouYement déinocraticpie?
H en eût été de même partout : la portion libéralè, mais non encore socialiste, des pays que nous aurions Youlu affranchir se serait ralliée aux gouvernemens : et quelle eût été alors notre situation ! Il est pénilÜe de le dire ; elle eût été exactement la même vis-à-vis de l’Europe entière que celle que nous venons de prendre dans les affaires de Rome, avec cette différence qu’ici nous sommes vainqueurs, et qiie là nous eussions été infaüliblement vaincus.
Pour moi, convaincu de l’inutilité encore plus que de l’impuissance de nos armes pour le succès de là révolutmn, je n’avais point hésité àme prononcer, dans le Représentant du Peuple, contre la manifestation du 15 mai. Je ne croyais pas que la France, embarrassée de cette fatale question du prolétariat, qui ne pouvait, ne voulait, ne devait soulMr d’ajournement, fût en mesure d’esquiver la solution et de.porter la nerre quelque part que ce fût. Je regardais 'ailleurs lœ moyens d’action économiques, si nous savions les employer, comme bien autrement efficaces vis-à-vis de l’étranger que toutes les armées de la Convention et de l’Empire, tandis qu’une intervention armée, compliqué de socialisme, soulèverait contre nous toutes les bourgeoisies, tous les paysans de l’Europe. En- ■ fin, (plant à ce cpii touchait les nationalités que nous délions sauvegarder, j’étais convaincu que l’attitude de la France serait pour elles la meilleure sauvegarde, le plus puissant auxiliaire. Rome, Venise, la Hongrie, succom- ' liant les unes après les autres, à la nouvelle (pie la démocratie a été vaincue à Paris, en sont la preuve. L’élection du 10 décembre a été pour les peuples insurgés comme la jierte d’une grande bataille; la journée du 13 juin 1849 a été leur Waterloo. Ah! si dans cemoment la liberté succombe, ce n’est pas parce que nous ne l’avons pas secourue, c’est que nous l’avons poignardée. Ve cherchons point à justifier nos fautes par nos malheurs ; la démocratie serait triomphante sur tous les points de l’Europe, si au lieu de la vouloir reine nous l’avions voulue plébéienne.
Malgré mon opposition publiquement exprimée à la manifestation du 15 mai, je fus désigné, à rnOtel-de-Yüle, pour faire partie du nouveau gouvernement. J’ignore à qui je fus redevable de ce périlleux honneur, peut-être à mon infortuné compatriote et ami, le capitaine Laviron, qui est allé consommer à Rome son martyre. Mais je ne puis m’empêcher de penser (}ue si, dans la matinée du 15 mai, j’avais publié le quart du discours de M. Wolowski, j’aurais été infailliblement àrrèté le soir, conduit à Vincennes, traduit devant la cour de Bouiges, et puis enfermé à Doullens, pour m’apprendre à avoir des idées exactes sur la politique d’inteivention et de néiitralité. O jus¬
tice politique ! revendeuse à faux poids! qu’il i y a d’infamie sous le plateau de ta balance !
Ainsi'la réaction se déroulait avec la régularité d’une horloge, et se généralisait à chaque convulsion du parti révolutionnaire.
Le 17 mars, elle avait commencé contre Blanqui et les ultra-démocrates, au signal de Louis Blanc.
Le 16 avril, elle avait continué contre Louis Blanc, aux coups de tambour de Ledru-Rollin.
Le 15 mai, elle se poursuivit contre Ledru- Rollin, Flocon et les hommes que représentait la Réforme, par Bastide, Slarrast, Garnier-Pagès, Marie, Arago, Duclerc, qui formaient la majorité du gouvernement, et avaient pour organe le National. La réaction nç frappait, il est rai, d'une manière ostensible, que les démocrates les plus énergiques, saisis pêle-mêle et confondus dans la même razzia : Barbés, Albert, Sobrier, Blanqui, Flotte, Raspail, le général Courtais, et bientôt Louis Blanc et Caussidière. Mais si Ledru-Rollin et Flocon no furent point atteints dans leurs personnes, leur influence périt au 15 mai comme celle de Louis Blanc avait péri au 16 avril. Dans les réactions politiques, l’insurrection et le pouvoir sous lequel elle arrive, sont toujours solidaires.
Bientôt nous allons voir les républicains du National, derniers de la veille, tomber à leur tour et céder la place aux républicains du lendemain. Après ceux-ci viendront les doctrinaires, qui, s’emparant, au moyen d’une coalition électorale, du gouvernement de la République, croiront ressaisir un héritage usurpé. Enfin, la fortune réactionnaire donnant un dernier tour de roue, le gouvernement reviendra à ses auteurs, aux absolutistes catholiques, au delà desquels il n’est plus de rétrogradation. Tous ces hommes, obéissant au même préjugé, en tomberont tour à tour martyrs et victimes, jusqu’à ce qu’enfin la Démocratie, reconnaissant sa méprise, terrasse d’un seul coup du suffrage universel, tous ses advèrsaires, en choisissant pour ses représentons des hommes qui, au lieu de demander le progrès au pouvoir, le demandent à la liberté.
Au 15 mai, commence pour la Révolution de Février l’ère des vengeances politiques. Le gouvernement provisoire avait pardonné la tentative du 17 mars, pardonné celle du 16 avril... L’Assemblée nationale, malgré les avertissemens de Flocon, ne pardonna pas le 15 mai.
Les voûtes du donjon de Vincennes reçureiil ces tristes victimes du plus exécrable préjugé, Blanqui, Barbés, dont la moitié de la vie s’esi déjàécouléedanslesprisonsd’État ! Le plus malheureux de tous fut Huber, qui, après quatorze ans de prison, à peine rendu à la lumière, est revenu solliciter une condamnation perpétuelle, afin de ré,pondre à une calomnie démagogique. Quel fut le crime de tous ces hommes!
En 1839, Blanqui et Barbés, agissant de concert, et comptant sur l’adhésion du peuple, en-
D'UN REVOLUTIONNAIRE. Sfi
Ireprennenf, par un liardi coup de main, do luetlre un lurme au scandale de la guerre des porlefeuilles, qui, dès la première année du règne, affligeait, déshonoi'ait le paj’S. Avaient-ils l'on, ces hommes, d’en ajipeler au peuple, à la majorité dos citoyens, au suflrage universel, en un mot, des honteuses caliales du régime à 200 fr. ? L’appel ne put être entendu : dix ans (le réclusion ^firent expier aux deux conjurés leur attentat au monopole.
En 181(8, RIanqui, l’infatigable initiateur, entraîné par une de ces bouffées de la multilude auquel les tribuns les plus influens ne résistent pas, se fait, devant l’Assemblée nationale hésilahte, l’organe d’une pensée que tout lui dit Ctre celle du peuple, qu’avait partagée depuis dix-huit ans la majorité de la bourgeoisie. Barbés, que- la terreur égare, s'oppose il Blanqui en exagérant ses propositions, et, pour la troisième fois en trois mois, devient réacteur, pour sauver son pays d’une dictature imaginaire. Supposez un moment ces doux hommes d’accord; supposez que la dissolution do ■ l’Assemblée nationale, prononcée inopinément par Iluber, eût été préparée, organisée à l’avance, qui peut dire où la Révolution , où l’Europe en seraient aujourd’hui?.
Voilà ceux f[ue l’oflroi des campagnes se figure comme des génies malfaisans déchaînés sur la terre pour embraser le monde; voilà les hommes dont le système constitutionnel a fait depuis dix-huit ans ses victimes expiatoires, et qui no devaient pas être les dernières. M. de Lamartine, dans une de ses hallucinations poéli(|ues, a dit, en pleine Assemblée nationale, qu’il s’élait une fois approché de Blanqui, comme le paratonnerre s’approche du nuage pour soutirer le Iluide exterminateur. A force de rêver d’ogres et de géans, M. de Lamartine a fini par se prendre pour un polit l’ouccl. Mais ce n’esl l)as tout à fait sa faute si notre histoire, depuis février, ressemble h un conte des fées. Quand cesserons - nous de jouer au trfuie et à la révolution? Quand serons-nous véritablement bomnies et citoyens?